Coeur

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Carmat : un second souffle ?

La société Carmat, qui a été rachetée l'an dernier, a publié de nouvelles données encourageantes sur son cœur artificiel.

04/09/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Cardiologie Chirurgie
Coeur

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Un an après sa liquidation judiciaire puis sa reprise en main in extremis par l'industriel Pierre Bastid, la société Carmat publie de nouvelles données positives de son cœur artificiel. Ainsi, les résultats de l’étude Eficas ont été rendus publics lors du congrès de l’European Society of Cardiology (ESC), qui s’est déroulé à Munich du 28 au 31 août.  

Cet essai prospectif multicentrique mené dans 10 centres français a inclus 55 adultes atteints d’insuffisance cardiaque aiguë, en attente de transplantation cardiaque et non éligibles à une assistance ventriculaire gauche. Ils avaient un âge médian de 56 ans et ont été implantés avec Aeson, le cœur artificiel total bioprothétique (bio-CAT), entre décembre 2022 et mai 2025. 

Les résultats montrent que 40 des 55 participants (72,7%) étaient encore en vie à 180 jours, sans dysfonctionnement majeur du dispositif, ni transplantation d’urgence. Et 96% des patients n’avaient pas subi d’AVC invalidant, 76% avaient quitté l’hôpital et 92% se situaient en classe I-II de la Nyha. 

L’état fonctionnel des patients s’est aussi amélioré avec une augmentation médiane de la distance parcourue en 6 minutes de 305 m.  

Et sur le plan de la sécurité, aucune hémolyse n’a été observée, "et les hémorragies majeures se sont limitées aux 30 premiers jours", précisent les auteurs de l’étude.  

Selon ces derniers, ces résultats justifient l’utilisation de ce cœur artificiel chez ce type de patients. "Au-delà de la survie, le rétablissement de la capacité fonctionnelle et la sortie d'hôpital montrent que le traitement par [cœur artificiel total] évolue d'une stratégie de secours vers une forme plus physiologique de remplacement cardiaque", a conclu le Pr André Vincentelli lors du congrès. Des études à plus long terme sont nécessaires pour évaluer la durabilité du dispositif et son rôle potentiel au-delà de la phase de transition vers la transplantation, relate Medscape. 

Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?

Pascale Debenest

Pascale Debenest

Non

J'ai choisi médecine libérale justement pour être libre d'organiser mes journées comme je l'entends . Je suis en campagne (bourg d... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
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Michel Rivoal
14,4 k points
Plume
Anesthésie-réanimation
il y a 2 mois
Bonne nouvelle et nouvelles perspectives. C'eût été dommage de ne pas poursuivre cette belle innovation.
 
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