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Canicules : 1300 morts en excès constatées en mai et juin, selon un nouveau bilan
Après un bilan provisoire de 1 000 décès pour la canicule de juin, Santé publique France (SPF) a établi un bilan pour les fortes chaleurs du 24 au 28 mai. En cinq jours, environ "300 décès en excès" ont été enregistrés.
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Ce bilan correspond à "une augmentation de près de 14%" comparé au nombre attendu de décès - basé sur les six années précédentes, hors évènements extrêmes - a indiqué mardi sa directrice générale, la Dre Caroline Semaille. Ce calcul repose sur les données de mortalité "toutes causes", issues des bureaux d'état civil.
Les trois quarts de ces décès sont ceux de personnes âgées de plus de 75 ans, parmi les plus vulnérables de la population, et ne sont "pas forcément liés à la canicule ou aux fortes chaleurs", a-t-elle immédiatement précisé lors d'un point presse. Le bilan consolidé du nombre de décès attribuables à la chaleur, "on n'est capable de le faire qu'à la fin de la saison chaque année", en septembre, a-t-elle rappelé.
Pour la canicule de juin, un tout premier bilan d'un millier de décès supérieur à la normale depuis le 24 juin - où des températures ont dépassé 40°C à de nombreux endroits - a été dévoilé dimanche. En ajoutant les 300 morts annoncées ce mardi, on arrive donc au chiffre de 1300 morts au moins possiblement attribuables cette année à la chaleur, qui a mis sous forte tension les hôpitaux et les secours d'urgence.
Ce bilan encore très provisoire est voué à s'alourdir car il repose principalement sur les certificats électroniques de décès, qui "ne couvrent que 60% en moyenne des décès", a précisé le cabinet de la ministre de la Santé.
Le bilan sera "probablement supérieur" à celui de l'an dernier, à savoir 5700 morts liées à la chaleur, a jugé lundi soir le directeur général de l'AP-HP, Nicolas Revel. Mais cet épisode est "très différent de celui qu'on vit aujourd'hui", a souligné la Dre Semaille, estimant "qu'on sera quand même sous les niveaux" de surmortalité de la canicule de 2003, qui avait tué près de 15 000 personnes en France hexagonale.
SPF publiera vendredi une nouvelle estimation de la surmortalité observée pendant la canicule historique de juin.
La France va connaître "sans doute un nouvel épisode caniculaire à partir de ce week-end", a annoncé mardi à l'AFP le prévisionniste du service météorologique national (Météo France) Patrick Galois, sans toutefois pouvoir encore en estimer la durée ou l'intensité.
[avec AFP]
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