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Après la canicule, les urgentistes réclament la reconnaissance de la pénibilité de leur métier

Après avoir été mis sous forte tension pendant la canicule, les services d'urgence et les Samu réclament l'ouverture de travaux sur la reconnaissance de la pénibilité de leur métier. 

30/06/2026 Par Louise Claereboudt
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"Au niveau national, l'envolée des températures a entraîné un pic de recours aux soins d'urgence rarement, voire jamais, observé depuis la crise sanitaire liée à la Covid-19", affirment les Drs Yann Penverne et Jean-François Cibien, respectivement président et vice-président de Samu-Urgences de France, dans un courrier adressé à la ministre de la Santé. Ces derniers jours, "le nombre de passages dans les services d'urgence a été multiplié par trois dans plusieurs territoires", tandis que "les appels aux Samu-SAS ont progressé de 40 % selon les régions", poursuivent les urgentistes.  

"Si les températures baissent progressivement", et, avec elles, l'activité des services d'urgence et des Samu – lundi, l'AP-HP a fait état d'une baisse des passages aux urgences de 3 % au cours des dernières 24 heures, et d'une baisse du nombre des appels reçus par les quatre centres 15 qu'elle gère de 7 % –, "la pression sur les structures d'urgence reste forte", indiquent les Drs Penverne et Cibien. "Les équipes continuent de prendre en charge les décompensations liées à la chaleur, tandis que le risque d'un nouvel épisode caniculaire au cours de l'été demeure élevé." 

Face à la multiplication des crises sanitaires et climatiques, SUDF demande à Stéphanie Rist d'ouvrir "sans délai" des travaux relatifs à la reconnaissance de la pénibilité en médecine d'urgence. Car ces crises exposent "durablement les professionnels à des contraintes physiques, psychologiques et organisationnelles particulièrement lourdes". "Les rythmes de travail, les gardes de nuit, l'exposition répétée aux situations critiques et la responsabilité permanente constituent des facteurs de pénibilité qui doivent aujourd'hui être pleinement reconnus", ajoutent les représentants de la profession.  

Ces discussions devront permettre d'aboutir "à des avancées concrètes, notamment en matière de reconnaissance des contraintes spécifiques de notre spécialité, d'adaptation des fins de carrière pour préserver la santé des professionnels, ainsi que d'égalité des droits entre les différentes modalités d'exercice, en particulier pour les activités d'HéliSmur et de secours", détaillent les Drs Penverne et Cibien dans leur courrier. Pour les leaders de SUDF, il en va de la préservation de l'attractivité du métier et de la fidélisation des professionnels. Mais surtout, en dépend "la pérennité de la médecine d'urgence au service de nos concitoyens".  

"La médecine d'urgence et l'hôpital constituent le bouclier sanitaire de la Nation. Mais ceux qui la font vivre ne sont pas inépuisables. Il est temps que la reconnaissance de la pénibilité de leur métier devienne une priorité de santé publique", a ajouté Yann Penverne sur ses réseaux sociaux.  

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Thierry Wattelle

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Michel Rivoal
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Plume
Anesthésie-réanimation
il y a 2 mois
Je ne suis pas toujours d'accord avec la formulation des revendications du syndicat SUD. Pour autant et même si des avancées ont été obtenues il faut tenir compte de ces revendications. Un peu d'histoire: il y a un avant et un après 2001. Avant c'était vraiment insoutenable: "no limits". Le temps de travail (je parle des hospitaliers) était des demies journées (10 ou 11 selon le statut) dont la durée n'était limitée que par la durée des gardes quand elles existaient. C'est à dire dans les activités continues: urgences, anesthésie (et) réanimation (adulte, pédiatrique et néonatale) et autres définies par les commissions médicales d'établissement et ratifiées par les tutelles. Ces gardes (sur place dans l'établissement) ne pouvaient pas débuter avant 18H30 et finir après 8H30, Les Dimanches et jours fériés étaient d'un flou mystérieux mais n'en comptaient pas moins 24h étiquetées jour/nuit, découpables éventuellement en demies gardes de 12 heures quand celles de la semaine étaient de 7h (14 divisées par 2 entre 18h30 et 8h30), va comprendre et ça discute depuis 2001! Après 2001 Avec les directives européennes le temps de travail hebdomadaire moyen ne pouvait excéder 48H,(mais il fut clair que "volontairement" c'était possible, donnant lieu à plages additionnelles payées ou pouvant être épargnées). Mais apparaissait le repos de sécurité de 11h faisant suite immédiatement à la garde sur place. Il ne faisait pas partie du temps de travail et donc ne pouvait pas être "confondu" avec une "récupération". Cette réforme a été très re structurante, nombre d'hôpitaux ne pouvant pas se la permettre compte tenu de effectifs insuffisants ou nécessitant le recours à des praticiens extérieurs. Tout ça a été négocié en terme de temps de travail et pénibilité en temps réel mais ce fut tout. Tout ressurgit à différents moments canicules et pandémie, suicides et maladie mentale, facteurs de risques et âge de la retraite. La pénibilité venant du travail continu, des horaires décalés et de la raréfaction des acteurs plus ou moins encouragée par le regroupement dans des grosses structures au détriment du maillage territorial. En caricaturant à peine, vous avez le choix entre l'usine à soins continus ou le désert redoutant l'imprévu où la mauvaise orientation. Je disais sur un autre sujet impliquant les doyens et les études. Faudrait penser à s'y mettre à la réforme de la santé et de la médecine, une vraie, globale et pas le pansement sur ce qui fait mal, (à un moment donné ça ne fait plus mal sur une jambe de bois)! Mais gaffe à la seconde jambe!
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Avocat Du Diable
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 2 mois
Cette pénibilité doit être reconnue , souhaitons qu'elle le soit . En revanche , un généraliste libéral qui enquille 160 heures de suite quand il est de garde le week-end méritera t'il un jour une reconnaissance ? On ne peut qu'en douter . On pourrait aussi s'inquiéter d'autres spécialités sensibles au rang desquelles : les chirurgiens , les anesthésistes et réanimateurs en particulier , que ceux que j'oublie me pardonne . Ceux là prendrons leur retraite tardivement s'ils vivent suffisamment vieux pour en profiter . Mais nos gouvernements n'ont ils pas toujours considéré les libéraux comme des privilégiés ? C'est tellement vrai que plus personne ne veut prendre notre place . Ou donc sont passés nos successeurs, auraient ils peur de la pénibilité ou ne voudraient ils pas exercer un métier devenu trop facile grâce à ceux qui nous gouvernent ?
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Sylvester Bdx
604 points
Débatteur Passionné
Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique
il y a 2 mois
A n'en pas douter, la chirurgie est certainement la spécialité la plus exposée en terme de morbi et mortalité. Reconnaissance, vous plaisantez! Ce mot n'existe plus dans le dictionnaire des humains actuels.
 
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