Un médecin, référent "violences faites aux femmes", révoqué pour harcèlement sexuel
Un médecin de l'hôpital Nord Franche-Comté, qui était référent "violences faites aux femmes" dans l'établissement, a été révoqué pour harcèlement sexuel sur des collègues. Il a contesté cette décision devant le tribunal administratif de Besançon.
Le tribunal administratif de Besançon s'est penché, jeudi 8 janvier, sur la révocation d'un médecin de l'hôpital Nord Franche-Comté pour harcèlement moral et sexuel. Le praticien, dont le comportement a été signalé en 2024 par une interne, était pourtant référent "violences faites aux femmes" au sein de l'établissement, rapporte L'Est Républicain.
Suspendu de l'hôpital, le médecin a été révoqué en mars 2025. Une décision qu'il a contesté devant le tribunal administratif.
Le praticien est accusé d'avoir envoyé des "messages relevant de la sphère privée" à des femmes travaillant avec lui – principalement des internes - "en vue d'obtenir des relations sentimentales ou sexuelles", selon le rapporteur public. Ces messages, "envoyés à des heures tardives", "entraînaient de la réprobation sur le lieu de travail" en cas de refus, a-t-il précisé, jeudi. Le praticien aurait également eu des gestes déplacés à l'encontre de collègues.
"Pour lui, on était dans une tradition de carabin, une ambiance de salle de garde"
Référent "violences faites aux femmes" jusqu'en 2024, le praticien "ne pouvait pas ignorer les conséquences de ses actes et leur gravité sur ses collègues", a estimé le rapporteur public, cité par L'Est Républicain.
L'avocat du médecin a, de son côté, indiqué que la "révocation, qui est la sanction la plus lourde, frappe les médecins reconnus coupable de viol". "Les faits commis par mon client sont objectivement graves et relèvent du harcèlement sexuel et moral. Mais il n'a jamais recherché de faveur sexuelle", a-t-il soutenu, estimant que le praticien révoqué "s'est livré à un jeu pervers, machiste" et "masculiniste". "Pour lui, on était dans une tradition de carabin, une ambiance de salle de garde, de gaudriole, qui aurait autorisé les médecins à se comporter avec légèreté", a ajouté l'avocat.
Le tribunal administratif de Besançon doit rendre sa décision début février.
[avec L'Est Républicain]
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