Image générée par IA

Image générée par IA

Un médecin, référent "violences faites aux femmes", révoqué pour harcèlement sexuel

Un médecin de l'hôpital Nord Franche-Comté, qui était référent "violences faites aux femmes" dans l'établissement, a été révoqué pour harcèlement sexuel sur des collègues. Il a contesté cette décision devant le tribunal administratif de Besançon. 

12/01/2026 Par Chloé Subileau
VSS Hôpital
Image générée par IA

Image générée par IA

Le tribunal administratif de Besançon s'est penché, jeudi 8 janvier, sur la révocation d'un médecin de l'hôpital Nord Franche-Comté pour harcèlement moral et sexuel. Le praticien, dont le comportement a été signalé en 2024 par une interne, était pourtant référent "violences faites aux femmes" au sein de l'établissement, rapporte L'Est Républicain.

Suspendu de l'hôpital, le médecin a été révoqué en mars 2025. Une décision qu'il a contesté devant le tribunal administratif.

Le praticien est accusé d'avoir envoyé des "messages relevant de la sphère privée" à des femmes travaillant avec lui – principalement des internes - "en vue d'obtenir des relations sentimentales ou sexuelles", selon le rapporteur public. Ces messages, "envoyés à des heures tardives", "entraînaient de la réprobation sur le lieu de travail" en cas de refus, a-t-il précisé, jeudi. Le praticien aurait également eu des gestes déplacés à l'encontre de collègues.

"Pour lui, on était dans une tradition de carabin, une ambiance de salle de garde"

Référent "violences faites aux femmes" jusqu'en 2024, le praticien "ne pouvait pas ignorer les conséquences de ses actes et leur gravité sur ses collègues", a estimé le rapporteur public, cité par L'Est Républicain.

L'avocat du médecin a, de son côté, indiqué que la "révocation, qui est la sanction la plus lourde, frappe les médecins reconnus coupable de viol". "Les faits commis par mon client sont objectivement graves et relèvent du harcèlement sexuel et moral. Mais il n'a jamais recherché de faveur sexuelle", a-t-il soutenu, estimant que le praticien révoqué "s'est livré à un jeu pervers, machiste" et "masculiniste". "Pour lui, on était dans une tradition de carabin, une ambiance de salle de garde, de gaudriole, qui aurait autorisé les médecins à se comporter avec légèreté", a ajouté l'avocat.

Le tribunal administratif de Besançon doit rendre sa décision début février.

[avec L'Est Républicain

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

ANNE-MARIE CADEC

ANNE-MARIE CADEC

Non

Une goutte d’eau dans un océan de gabegie! Combien économisons nous en tapant sur les pauvre petits revenus.. les autres ne le rem... Lire plus

Photo de profil de Patrick  p.
Patrick p.
1,1 k points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 6 mois
"Pour lui, on était dans une tradition de carabin, une ambiance de salle de garde, de gaudriole, qui aurait autorisé les médecins à se comporter avec légèreté". Pas encore compris qu on a changé d'époque, et tant mieux de tels propos sont intolérables
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
54
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2