Bernard Sainz, le "Dr Mabuse" du cyclisme, condamné à un an de détention à domicile

18/01/2022 Par Pauline Machard
Faits divers / Justice
L’ancien directeur sportif adjoint de l’équipe Gan Mercier a été condamné pour exercice illégal de la médecine et de la pharmacie et "aide ou incitation" au dopage.  

Le naturopathe Bernard Sainz a été condamné lundi 17 janvier par le tribunal correctionnel de Paris à un an de détention à domicile sous surveillance électronique. Il était poursuivi pour exercice illégal de la médecine et de la pharmacie et “aide ou incitation” à l’utilisation de substances ou méthodes interdites dans le cadre d’une manifestation sportive et ce, en état de récidive, entre 2013 et 2017.   

Celui qui était surnommé “Docteur Mabuse” dans le milieu cycliste - et qui n’en est pas à ses premiers démêlés judiciaires -, a également été interdit d’exercer une profession en lien avec le secteur de la santé et du sport. Il doit, en outre, payer des amendes d’un montant de 41.500 euros à la Fédération française de cyclisme, à l’Ordre des médecins et à l’Ordre des pharmaciens.  

L’affaire pour laquelle il vient d’être condamné est le résultat de la parution d’un livre en 2016, Je suis le cycliste masqué, puis d’un reportage la même année, en partie en caméra cachée, de l’émission de télé Cash Investigation, contextualise L’Equipe. Ces parutions ont déclenché une longue enquête policière avec écoutes et filatures.  

 

Il va faire appel 

“Notre satisfaction est très relative car il y a trente ans que nous le connaissons, il y a 30 ans qu’il sévit, il y a 30 ans qu’il abîme le sport cycliste, il y a 30 ans qu’il incite, aide, facilite des jeunes ou des moins jeunes à se doper. Alors le mal est fait, il est irréversible”, a réagi l’avocat de la Fédération française de cyclisme, qui s’est portée partie civile.  

Bernard Sainz, qui a déclaré qu’“on avait reconnu mes compétences en matière de naturopathie qui permettaient à un certain nombre de patients de retrouver une parfaite santé dans la continuité de l’échec de la médecine traditionnelle”, s’est dit “déçu d’être condamné pour avoir servi la cause des patients en leur donnant une pleine santé”. Il a annoncé sa décision de faire appel, et s’est dit prêt à aller, si nécessaire, jusqu’en cassation.   

[Avec AFP et L’Equipe

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