Attouchements sur des patientes : un ancien médecin-conseil condamné à 4 ans de prison
Le prévenu comparaissait devant le tribunal correctionnel de Carcassonne, ce mercredi 4 mars. Des attouchements, notamment sur les poitrines de plusieurs victimes, lui sont reprochés.
Un médecin retraité devant la barre. Mercredi 4 mars, un ancien médecin légiste exerçant dans le sud de la France comparaissait devant le tribunal correctionnel de Carcassonne. S’il n’avait jamais eu affaire avec la justice auparavant, il devait répondre, hier, d’agressions sexuelles aggravées par l’autorité que lui conférait sa fonction de médecin, relate le média L'Indépendant.
Une première victime, qui a déposé plainte, a été examinée par le praticien alors qu'il était médecin-conseil pour la CPAM de l'Aude. Venue pour un problème d’épaule, il lui aurait demandé de retirer son soutien-gorge, selon L'Indépendant, avant de lui toucher les seins, et plus particulièrement les tétons, en lui demandant si elle ressentait des picotements. Lors d'investigations auprès de la CPAM, il apparaît qu'une autre patiente a été victime de faits identiques.
Trois plaignantes à l'audience
Une troisième femme, qui a été examinée pour un problème au niveau du cou, a aussi été victime d'attouchements sur la poitrine. L’enquête de police sera ensuite élargie sur la patientèle féminine du praticien, estimée à 350 personnes sur un an. Une dizaine a évoqué des faits de nature sexuelle à l’encontre du professionnel de santé.
Ce mercredi 4 mars, trois plaignantes sur six étaient présentes à l’audience. Devant le tribunal, le prévenu a contesté les faits en indiquant "que les actes réalisés étaient médicaux et non de nature sexuelle. J’ai fait correctement mon travail de médecin en respectant un certain nombre de protocoles, et ne comprends pas ce qu’on me reproche. Je pense qu’il y a une mauvaise interprétation qui a été faite ! Je n’ai pas palpé ou malaxé les seins, ni fait d’attouchement. Ce n’était pas des examens à visée sexuelle mais cliniques. C’étaient des examens médicaux à la recherche de manifestations pathologiques !", cite L'Indépendant.
La peine de trois ans de prison, dont deux assortis du sursis, a été requise. Avec un aménagement sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE) pour la partie ferme. À l’issue de son délibéré, le tribunal a finalement condamné le prévenu à quatre ans de prison, dont trois assortis du sursis, avec exécution provisoire. La partie ferme sera aménagée sous la forme d’une DDSE. L’interdiction définitive d’exercer l’activité de médecin a aussi été ordonnée, et l’inscription du prévenu au fichier national des délinquants sexuels constatée. Le prévenu a dix jours à partir de la prononciation de la condamnation pour faire appel.
[avec L'Indépendant]
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