L'AP-HP va supprimer près de 800 postes non médicaux en 2019

26/11/2018 Par Catherine le Borgne
L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) prévoit de supprimer 779 postes non médicaux l'an prochain, pour redresser sa "situation financière toujours dégradée" après une année 2018 de nouveau marquée par un lourd déficit. Des économies liées à la réduction de l'intérim sont également prévues.

Les comptes de l'AP-HP resteront dans le rouge en 2019 avec une perte estimée à 137 millions d'euros, contre 181 millions attendus cette année, selon le budget prévisionnel qui sera présenté la semaine prochaine aux syndicats, avance l'AFP. Après la forte dégradation enregistrée en 2017, le plus grand centre hospitalier français paie de nouveau le prix d'une activité inférieure aux prévisions, aggravée par les baisses de tarifs décidées par le Gouvernement. Le retour à l'équilibre financier passera principalement par une stricte "maîtrise des charges de personnel", qui n'augmenteront pas jusqu'en 2023. Cette "stabilité" s'est déjà traduite cette année par la suppression nette de 405 postes en équivalent temps plein (ETP). En 2019, elle entrainera une diminution de 779 ETP des effectifs non médicaux, dont 240 ETP dans les services de soins, sans compter les économies prévues "grâce à une réduction de l'intérim". "Nous avons des contraintes extrêmement exigeantes sur la masse salariale", même si "nos tutelles admettent qu'on ne peut pas faire moins que zéro", a déclaré le directeur général de l'AP-HP, Martin Hirsch. "On préférerait créer des emplois plutôt que d'en supprimer" mais "nous avons engagé un certain nombre de transformations pour pouvoir accompagner cela", a-t-il affirmé, évoquant en particulier la croissance de l'activité ambulatoire, les "effets de la digitalisation" et le déménagement du siège de l'AP-HP en 2021. Du côté des syndicats, ce budget 2019 est au contraire vécu comme "un tour de vis supplémentaire", a réagi Olivier Youinou (SUD) qui redoute "qu'après le gel, on nous annonce la baisse de la masse salariale" et prédit "un millier d'ETP supprimés en 2019". "On atteint l'os et ça a des conséquences sur la sécurité des patients", a mis en garde Rose-May Rousseau (CGT), faisant état de "fermetures de lits et de services à cause du manque de personnels". [Avec AFP]

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

Non

Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

4 débatteurs en ligne4 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
23
Histoire
Clémenceau : le médecin le plus puissant de l’histoire de France a son expo
12/06/2026
20
VSS
"Je hurlais de douleur et leur demandais d'arrêter" : cette enquête révèle l'ampleur des atteintes au...
18/06/2026
12
Infectiologie
Maladie de Lyme : malgré des avancées, des patients toujours en errance
27/05/2026
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2