Champagne et sexe au cab avec une patiente de 19 ans : un généraliste sexagénaire suspendu

20/11/2018 Par Sandy Bonin
Faits divers / Justice
Trois mois de suspension dont deux avec sursis. C'est la peine dont a écopé un généraliste messin pour avoir eu des relations sexuelles avec une jeune patiente vulnérable à son cabinet.

Exonéré de toute poursuite pénale, le généraliste a été suspendu jeudi pour trois mois, dont deux avec sursis, par la chambre régionale de l’Ordre des médecins de Lorraine pour avoir eu des relations sexuelles à son cabinet avec sa patiente. Aujourd'hui âgée de 21 ans, la patiente avait 19 ans au moment des faits. Elle en garde un traumatisme important. "J’ai arrêté mes études d’infirmière et cela a modifié mes relations aux autres, aux hommes", témoigne-t-elle dans les colonnes du Républicain lorrain. La jeune femme a été victime du praticien alors qu’elle était placée en foyer à Metz. "Victime de maltraitance de la part de sa mère et son père, elle a vécu une enfance difficile et elle voyait son généraliste, qui la traitait pour dépression, comme un papa de cœur. Et puis, tout a dérapé", explique l'avocate de la victime. Petit à petit, le vouvoiement laisse place au tutoiement. Le médecin, âgé de 61 ans à l’époque des faits, lui offre des cadeaux comme un Vidal alors qu’elle commence ses études d’infirmière. Suivent des SMS de plus en plus coquins, à partir de mai 2016. En juin, il l’embrasse sur la bouche après l’avoir prise dans ses bras puis regrette cette "pulsion". Dix jours plus tard, il tente d’avoir une relation sexuelle avec la jeune femme "tétanisée". "Pour fêter mes 19 ans, il a ouvert une bouteille de champagne au cabinet et sorti un matelas gonflable pour faire un câlin. Moi, j’avais honte et j’étais bouleversée", se souvient la patiente, qui estime avoir été "sous l’emprise" du médecin. Elle finit par révéler les faits à un pédopsychiatre puis à une association de victimes. En mars 2017, le procureur de la République de Metz classe sans suite la plainte pénale. La jeune se tourne alors vers l’Ordre des médecins de Moselle, qui se joint à sa plainte. [Avec le republicainlorrain.fr]

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