Code de déontologie

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Levée du secret professionnel en cas de violences, numérique… Le code de déontologie médicale modifié

Après celui des pharmaciens ou des sages-femmes, c'est au code de déontologie des médecins d'évoluer. Un décret, publié au Journal officiel ce mercredi 29 juillet, modifie le texte afin notamment de renforcer les obligations du médecin lorsqu'il est confronté à des situations de violences, de maltraitance ou d'emprise. Il entrera en vigueur dès le 30 juillet.  

29/07/2026 Par Sandy Bonin
Déontologie
Code de déontologie

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Annoncée par le Conseil national de l'Ordre des médecins depuis plusieurs mois, l'évolution du code de déontologie médicale vient de faire l'objet d'un décret (n° 2026-691 du 27 juillet 2026), publié au Journal officiel ce mercredi 29 juillet 2026. S'il ne s'agit pas d'une réécriture complète du code, ce nouveau texte vise à adapter les règles déontologiques aux évolutions de l'exercice médical. 

Le texte renforce notamment les obligations du médecin lorsqu'il est confronté à des situations de violences, de maltraitance ou d'emprise en élargissant les situations dans lesquelles le médecin peut ou doit agir. "Lorsque le médecin présume qu'une personne auprès de laquelle il intervient est victime de violences, de sévices, de privations ou de mauvais traitements, il est dans l'obligation d'agir par tout moyen. Il choisit en conscience, et selon les circonstances de l'espèce, les moyens qu'il met en œuvre pour protéger la victime", précise le code de déontologie.  

Si le médecin se doit de recueillir le consentement de la victime avant de procéder au signalement, le texte précise que "son accord n'est pas nécessaire" lorsqu'il s'agit d'un mineur ou d'une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité physique ou psychique. La protection des personnes vulnérables, qu'elles soient mineures ou majeures peut donc justifier une levée du secret professionnel dans les cas prévus par la loi. 

En cas d'usage par le médecin "des technologies de l'information et de la communication, des outils numériques, l'intelligence artificielle ou toute innovation technique ou technologique", le praticien se doit de garantir aux patients "la sécurité et la qualité des soins ainsi que la sécurité et la confidentialité de leurs données de santé". 

Le nouveau texte revient également sur l'obligation par le médecin de tenir un dossier médical pour chaque patient pris en charge. Celui-ci devra contenir "les informations formalisées se rapportant à sa santé, notamment celles recueillies lors des consultations et des actes médicaux, transmises par écrit ou par oral entre les professionnels de santé participant à sa prise en charge", indique le code qui rappelle que le dossier médical est conservé sous la responsabilité du médecin pendant les mêmes durées que celles prévues pour les établissements de santé. 

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5 débatteurs en ligne5 en ligne
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Pat Bourgpat
3 k points
Débatteur Passionné
il y a 10 jours
Super, plus de paperasse pour libérer du temps medical Super, les injonctions paradoxales. La donnée la moins facilement piratable est la donnée qui n'existe pas à pirater. ......... En cas d'usage par le médecin "des technologies de l'information et de la communication, des outils numériques, l'intelligence artificielle ou toute innovation technique ou technologique", le praticien se doit de garantir aux patients "la sécurité et la qualité des soins ainsi que la sécurité et la confidentialité de leurs données de santé". Le nouveau texte revient également sur l'obligation par le médecin de tenir un dossier médical pour chaque patient pris en charge. Celui-ci devra contenir "les informations formalisées se rapportant à sa santé, notamment celles recueillies lors des consultations et des actes médicaux, transmises par écrit ou par oral entre les professionnels de santé participant à sa prise en charge", .............. Surtout potentiellement, ils font du DMP une question de déontologie tout en faisant des médecins les coupables d'un éventuel piratage des données protegées consciencieusement par l'état avec ses gros doigts boudinés.
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PIERRE DEVALLET
748 points
Incontournable
Chirurgie générale
il y a 10 jours
Le diable est dans les détails ..... Qui a lu le nouveau code de déontologie ou le décret qui a changé ce dernier, en regardant les changements réalisés article par article ? Si vous le faites ( sur LEGIFRANCE) - vous remarquerez comme moi que le mot "malade" a été systématiquement remplacé par celui de "patient".... Synonymie simple et emploi indifférent dans notre pratique ?... En êtes vous sûr ? 1-Si c'est sans importance juridique, pourquoi avoir pris la peine de ce remplacement lexical systématique dans un texte officiel qui définit les devoirs (déontologie) des médecins ? 2- "Amusez-vous" à poser, comme je l'ai fait , à LeChat / MISTRAL®- ( ou à Claude) une question sur les conséquences juridiques et de pratique- pour les médecins - de ce changement de terme : vous serez surement surpris de la réponse.... en gros, désormais le médecin ne fait pas que soigner des "malades", il est un "professionnel de santé" qui doit prendre en charge toutes les personnes , malades ou pas, qui s'adressent à lui en tant qu' "usagers du service public de santé", le médecin devenant, en miroir, un "agent du système public de santé".... rappelons nous par exemple que des "troubles du comportement" ( comme la psychopathie ...) ne sont pas des maladies psychiatriques.... et qu'un acte de prévention - ou d'interruption volontaire de grossesse- n'est pas un acte thérapeutique pour guérir ("parfois") ou soulager ( "souvent") un malade , mais un acte médical quand même ... Coupeur de cheveux en 4 et/ou complotiste ? Trop facile : les mots ont un sens, surtout quand "on" s'attache à les changer sans raison apparente, mais de façon systématique. Faites donc votre propre expérience de recherche.... c'est bluffant !
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François CHASSAING
747 points
Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 6 jours
- Et le code de déontologie du patient , ou à tout le moins la charte de bonne conduite du patient usager du système de santé public , qui vient faire appel à un professionnel de santé dont on alourdit les obligations ? - est ce de la déontologie d'ouvrir un dossier pour un touriste venant faire soigner une bricole ? Soyons honnête : c'est plus une mesure de prévention médico juridique ! - la sécurité numérique ? quand les hôpitaux , les caisses , les complémentaires santé , le ministère de la santé se font hacker ou voler leurs ordinateurs reçoivent ils des sanctions ? je suis d'accord sur ce point : moins on note d'infos plus c'est sûr - enfin quel est le code de déontologie pour tous les autres "acteurs "de la santé publique ?
 
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