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Mon soutien psy : le nombre de psychologues participants a presque doublé depuis le passage de la séance à 50 euros

Alors qu'un Français sur quatre souffre d'un problème de santé mentale, "Mon soutien psy", qui permet le remboursement par la Sécurité sociale de 12 consultations chez un psychologue, est plus que jamais d'actualité. 587 000 Français y ont déjà eu recours. L'Assurance maladie cherche à développer et à mieux faire connaître ce dispositif. 

02/04/2025 Par Sandy Bonin
Assurance maladie / Mutuelles
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"L'Assurance maladie appréhende le champ de la santé mentale avec beaucoup d'humilité. C'est un champ très large et complexe", a souligné Marguerite Cazeneuve, directrice déléguée de l'Assurance maladie, lors d'un point presse organisé ce mardi 1er avril. "Mon soutien psy n'est pas l'alpha et l'omega de la santé mentale, mais c'est une pierre d'un édifice plus grand", a-t-elle ajouté.

Lancé en avril 2022, le dispositif a connu un nouvel essor avec le passage à 50 euros de la séance en juin 2024, contre 30 auparavant. S'ils étaient moins de 3 000 psychologues conventionnés mi-2024, ils sont passés à près de 5 500 au premier trimestre 2025. "Nous sommes assez confiants sur le fait d'avoir une offre qui va augmenter", a indiqué Marguerite Cazeneuve, précisant "qu'entre 16 000 et 18 000 psychologues" entrent dans les critères de la Cnam pour être conventionnés. La numéro 2 de l'Assurance maladie souhaite que "tout patient" souffrant d'une anxiété légère ou d'un trouble dépressif léger "puisse y avoir accès".

D'autant que depuis 2024, l’accès aux psychologues s'est également assoupli : plus besoin de disposer d’une prescription médicale pour bénéficier du dispositif, il est ouvert à l'accès direct. Autre évolution destinée à améliorer la prise en charge, le nombre de séances est passé de 8 à 12 par année civile.

Avec 16% de la population générale affectée par un état dépressif et 23% par un trouble anxieux, la santé mentale des Français s’est dégradée depuis la pandémie de Covid. Pourtant, les troubles psychiques font toujours l’objet d’idées reçues, comme le met en évidence une enquête BVA pour le compte de l’Assurance maladie, menée en février 2025. Si la majorité (93%) des sondés considère que les problèmes de santé mentale peuvent concerner n’importe qui, 37% estiment néanmoins que les personnes en souffrance psychologique pourraient s’en sortir "seules" si elles le voulaient vraiment, et plus d’un Français sur 10 (12%) pense qu’une maladie mentale n’est pas une vraie maladie.

 

Une "simple vitrine marketing" ?

A travers une large campagne nationale grand public déployée du 30 mars au 20 avril, l’Assurance maladie entend déstigmatiser les troubles affectant la santé mentale et inciter à prendre rendez-vous pour une séance psychologique. 587 000 patients ont déjà eu accès au dispositif depuis son lancement. 

Un succès du dispositif nuancé par le collectif de psychologues opposés à Mon soutien psy, #Manifestepsy, qui souligne que "94,36% des psychologues ne sont pas inscrits dans ce dispositif (...) rejeté par la quasi totalité de la profession". "Notre refus d'adhérer à Mon soutien psy repose sur des raisons déontologiques et éthiques. Ce dispositif ne répond pas aux besoins des patients", justifie le collectif dénonçant "une externalisation de l'offre de soins publique vers le privé, en transformant une offre de soin psychique en simple vitrine marketing".

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

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Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

 
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