@Paweł Michałowski/stock.adobe.com
Les kinés peuvent désormais prescrire des antalgiques et des myorelaxants
Un arrêté paru au Journal officiel ce mercredi 16 septembre élargit le droit de prescription des masseurs-kinésithérapeutes, jusqu'ici cantonnés à une liste limitée de dispositifs médicaux.
@Paweł Michałowski/stock.adobe.com
Les kinés viennent d'obtenir le "droit de prescrire leur tout premier médicament", se réjouit la Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie (Fnek) dans un communiqué suivant la parution au Journal officiel, ce mercredi 16 septembre, d'un arrêté fixant la liste des produits de santé que les masseurs-kinésithérapeutes sont autorisés à prescrire, "dans le cadre de l'exercice de leur compétence" et "sauf indication contraire du médecin".
Les kinés disposent depuis 2006 d'un droit de prescription mais il restait limité à certains dispositifs médicaux. "Nous passons de 16 dispositifs médicaux à 58 dispositifs médicaux, toujours majoritairement des aides techniques" mais aussi des "outils nécessaires" à la pratique, pour lesquels kinés et patients devaient "passer par le médecin ce qui engendrait d'importants coûts superflus pour le système de santé", souligne la fédération étudiante.
La liste comprend désormais les lits médicalisés, les colliers cervicaux, les bandes de contention, les sondes périnéales, les chambres d'inhalation, les saturomètres ou encore les crèmes et pansements cicatrisants.
Surtout, l'arrêté ouvre un droit de prescription de certains médicaments. "Parmi les plus attendus, on retrouve le paracétamol, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les myorelaxants et les mucolytiques", décrypte la Fédération française des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR), qui salue "une avancée importante pour la reconnaissance des compétences de la profession". "Elle doit permettre aux kinés d'agir avec davantage d'autonomie et de simplifier le parcours des patients en évitant certaines étapes inutiles, met en avant le syndicat. Elle s'inscrit pleinement dans la vision défendue par la FFMKR, notamment en faveur de l'accès direct et d'une place renforcée du kinésithérapeute dans le parcours de santé."
La sélection de la rédaction
Les oraux ont-ils leur place dans les examens de médecine ?
Corinne Ohayon
Non
Je me suis toujours demandée pourquoi changer une équipe qui gagne !!!! Ce gouvernement Macron a décidé de le faire sur les étude... Lire plus