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Cancer prostatique : la rééducation pour limiter les troubles sexuels post-traitement

Depuis quelques années, l’oncosexologie prend de l’ampleur en urologie. Et malgré le nombre encore faible de centres de lutte contre le cancer proposant une consultation de sexologie, cette discipline, officialisée depuis peu, est au cœur des préoccupations.

"Nous sommes directement concernés. D’une part, nous générons des troubles sexuels lorsque nous traitons certains cancers urologiques, et d’autre part, nous sommes spécialisés dans la prise en charge de ces troubles", admet le Pr Stéphane Droupy (CHU de Nîmes).  

Les différents traitements pour les tumeurs prostatiques en particuluier cancéreuses, que ce soit la prostatectomie chirurgicale (20 000 interventions par an), la radiothérapie, ou encore la castration chimique, sont en effet de grands pourvoyeurs de ces troubles chez l’homme. L’exérèse de la tumeur (ou sa destruction par radiothérapie) risque, en effet, d’entraîner des altérations de l’innervation, de la vascularisation voire de l’organe lui-même. Mais il est possible d’éviter ou réduire ces troubles.

Tout d’abord, au cours des dernières décennies, les interventions ont été de moins en moins radicales, visant à préserver au mieux les bandelettes vasculo-nerveuses. Des radiothérapies et chimiothérapies néo-adjuvantes ont également été utilisées pour faire régresser la tumeur avant l’intervention afin que le geste chirurgical soit le moins délabrant possible. Et des traitements focaux sont apparus.

 

Une rééducation active ou passive

En outre, de nouvelles stratégies thérapeutiques, post-intervention ont vu le jour. Ainsi, "chez le patient fraîchement opéré ou ayant subi une radiothérapie susceptible de provoquer une dysfonction érectile, on propose une rééducation. Juste après l’intervention, ou dans les semaines qui suivent, nous mettons en place un traitement per os pour stimuler le retour des érections", détaille Stéphane Droupy. Cette approche est préconisée même lorsque le patient n’en exprime pas la demande. "Nous lui expliquons que ses chances de retrouver une sexualité épanouissante dans six mois ou dans un an (quand il se sentira plus en forme) seront bien meilleures si on s’y intéresse dès maintenant."

Deux types de rééducation sont possibles...

Sources : 
D’après une communiqué de presse de l’Association française d’urologie, 30 janvier 2019.
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