VIH: chute des dépistages et nouveaux diagnostics en France en 2020

30/11/2021 Par Marielle Ammouche
Infectiologie
Du fait de la pandémie de Covid, qui a entrainé un recul important es dépistages, le nombre de découvertes de séropositivité du VIH et des infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes a fortement baissé en 2020.

  Ainsi, selon les dernières données de Santé publique France, publiées ce mardi 30 novembre, 4 856 nouveaux diagnostics de séropositivité VIH ont été comptabilisées l’année dernière, ce qui correspond à une diminution de 22% par rapport à 2019. Et 5,2 millions de sérologies VIH ont été réalisées, en baisse de 14% par rapport à 2019, alors que cette activité était toujours en hausse depuis 2013. « Ces données doivent cependant être interprétées avec prudence, la pandémie de Covid-19 ayant eu pour conséquence une chute de la participation des professionnels de santé aux différents systèmes de surveillance », relève l'agence de santé publique dans un communiqué. « La diminution du nombre de diagnostics d'infection à VIH est principalement expliquée par la diminution du recours au dépistage en 2020, notamment lors du premier confinement », explique Florence Lot, de la direction des maladies infectieuses de Santé publique France, citée dans le communiqué. « Elle pourrait également être due à une moindre exposition au VIH liée aux mesures de distanciation sociale ». Conséquence de ce recul du dépistage: un possible retard au diagnostic et à l'accès aux traitements antiviraux dont l'effet préventif a un impact direct sur la dynamique de l'épidémie, relève l'agence, à la veille de la journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre. Ainsi, en 2020, 30% des infections à VIH ont été découvertes à un stade avancé de l'infection, ce qui constitue une perte de chance en termes de prise en charge individuelle et un risque de transmission du VIH aux partenaires avant la mise sous traitement antirétroviral. Une baisse du dépistage a également été observée en 2020 pour trois IST bactériennes (infections à Chlamydia trachomatis (Ct), gonococcie et syphilis) de l'ordre de 6% en secteur privé et de façon plus marquée en Centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), de l'ordre de 30%, en raison de fermetures partielles ou totales pendant le premier confinement. Dans ce contexte, Santé publique France rediffuse sa campagne « vivre avec le VIH, c'est d'abord vivre » qui vise à accroître la connaissance de l'effet préventif du traitement antirétroviral (TasP) et à lutter contre les discriminations liées à la séropositivité au VIH.

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

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Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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