Couteau

"Il a pointé un couteau sur mon ventre" : nouvelle vague d'agressions contre des étudiants en médecine à Marseille

Une nouvelle vague d'agressions touche la faculté de médecine de la Timone à Marseille.  Des étudiants ont lancé une pétition dans laquelle ils demandent le renforcement des mesures de sécurité. "Nous avons le droit légitime de nous sentir en sécurité en allant ou en revenant de nos lieux d'étude", écrivent-ils. 

04/11/2024 Par Chloé Subileau
Faits divers / Justice Violence
Couteau

Ces dernières semaines, plusieurs étudiants en médecine ont été agressés aux abords de la faculté de médecine de l'université Aix-Marseille (AMU), dans le quartier de la Timone. Ils ont été pris à partie par des individus munis de couteaux, qui leur ont volé des téléphones, chaînes en or, ordinateurs… Des faits qui se sont déroulés en pleine journée, rapporte France Bleu Provence.

Face à la multiplication de ces agressions, des carabins marseillais ont lancé une pétition en ligne, qui a, pour l'heure, réuni plus de 2 500 signatures. Ils appellent "à une hausse des mesures de sécurité pour que les étudiants, les patients et le personnel soignant soient plus en sécurité". "Nous avons le droit légitime de nous sentir en sécurité en allant ou en revenant de nos lieux d'étude", insistent-ils, précisant leurs demandes : une augmentation de la surveillance, un meilleur éclairage des espaces autour de la faculté, des actions fortes pour prévenir la délinquance, la mise en place de patrouilles régulières…

"Je ne vais plus à la bibliothèque universitaire"

Deux étudiants auraient porté plainte. "Je ne vais plus à la bibliothèque universitaire, je me retourne plusieurs fois dans la rue désormais, relate une apprentie blouse blanche, à l'origine de la pétition. Et c'est pareil pour mes amies qui ont vécu la même chose", précise-t-elle, citée par nos confrères. Un autre étudiant, qui s'est fait voler sa chaîne en or, témoigne s'être fait attaquer par deux personnes. Alors qu'il tente de récupérer sa chaîne dans la poche d'un des agresseurs, ce dernier "a pointé un couteau sur mon ventre et m'a dit de lâcher", raconte le carabin.

Contactée par La Provence, la préfecture de police a confirmé avoir renforcé ses effectifs de police nationale "en tenue et en civil" sur place ; la police municipale effectue, elle, des rondes régulières. L'AMU a, de son côté, affirmé à France Bleu Provence avoir averti ses agents de sécurité, "même s'ils ne peuvent pas intervenir au-delà des grilles de l'établissement".

Ce n'est pas la première fois que les étudiants de médecine marseillais font face à de telles violences. Début 2022, une vague d'agressions avait déjà touché la faculté de la Timone. Une page Facebook privée avait été créée pour que les étudiants puissent se tenir au courant du moindre risque. "C’est triste d’en arriver là, mais on n’a pas le choix. On veut juste rentrer chez nous sans se faire agresser", expliquait à Egora un étudiant, lui-même victime d'une "attaque gratuite".

[avec France Bleu Provence et La Provence]

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Marie GILARDI

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François Pl
864 points
Débatteur Passionné
il y a 2 ans
Il faudrait que la police en civil encadre discrètement des "cibles" isolées qui semblent "faciles", avec une serviette qui semble contenir un ordinateur, et/ou portant ostensiblement une (fausse) chaîne en or, pour capturer les agresseurs en flagrant délit. Il vaut mieux que la "cible" porte une protection discrète en kevlar. Ces bandes doivent absolument être démantelées et sanctionnées. Un accord préalable avec la justice pour des sanctions rapides et exemplaires, avec détention incompressibles, est à prendre. Le code pénal est à changer : Dans les cas de doubles nationalités, en cas d'agressions, le retrait de la nationalité européenne et l'expulsion du territoire sans retour possible devraient être automatiques, peu importe si l'agresseur est né ou pas en Europe. Dans ces cas, la peine de prison ferme devrait évidemment être réduite pour que globalement la lourdeur de la sanction soit équivalente à celle infligée à un autochtone. Dans les cas de seule nationalité française, la sanction devrait être doublée d'une interdiction de séjour dans les quartiers où habitent, travaillent ou étudient les victimes : le but est qu'elles ne se retrouvent pas en face de leurs agresseurs en fin de peine. Quand il y a des complices, les peines doivent être doublées si l'auteur ne les identifie pas... ou la détention préventive ne pas être déduite de la peine tant que les complices ne sont pas identifiés... Les associations professionnelles et d'étudiants devraient se mobiliser pour le changement du code pénal, et les interventions en civil encadrant une "cible" qui est un policier en civil...
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Huber Jerome
52 points
il y a 2 ans
Vu que nous revenons au moyen âge, autant autoriser aux etudiants le port de l’epee comme ce fut le cas des étudiants du Saint Empire
 
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