Equipés, les médecins veulent plus de sécurité pour les applis santé

30/10/2017 Par Catherine le Borgne
E-santé

Egora, en partenariat avec Medappcare a mené l’enquête auprès de ses médecins abonnés pour établir un Baromètre annuel sur la santé connectée. Intéressés et équipés les médecins sont demandeurs d'évaluation et de sécurisation des données, pour pouvoir utiliser pleinement les applis santé, auprès de leurs patients.

Les applis santé commencent à faire une belle percée parmi les 225 généralistes et spécialistes ayant participé à l'enquête.  Les médecins sont très majoritairement équipés : 85,78 % des médecins de l'enquête ont un smartphone (contre 14,22 % qui n'en ont pas). En grande majorité (73,82 %), ils en font un usage mixte, personnel et professionnel. Par ailleurs, 64,1 % de ces médecins sont équipés d'une tablette, qui est utilisée pour un usage personnel et professionnel (50,35 %). 46,85 % la réservent à un strict usage personnel. Les médecins ne semblent pas opposés à l'idée d'utiliser leur tablette lors d'une consultation en présence du patient : 58,33 % y seraient prêts (41,67 %, non). Ils ont, pour la plupart (83,3 %), déjà téléchargé des applications santé à usage professionnel, tels un dictionnaire de médicament ou un convertisseur d'unités.   Bénéfice pour la santé des patients​   Concernant l'opinion portée sur les applis santé, les avis sont moins tranchés. Il y a 57,28 % des sondés qui estiment qu'elles apportent un bénéfice pour la santé des patients, 13,11 % pensent le contraire, mais 29,61 % ne se prononcent pas. Cette hésitation explique sans doute la victoire du non : 64,56 % à la question sur une éventuelle recommandation des applications santé grand public à la patientèle. Pourquoi ne les recommandent-ils pas ? Majoritairement (51,91 %), parce que les patients vont déjà sur les plateformes de téléchargement, ensuite car ils ne savent pas quoi recommander (40,46 %), 32,82 %, n'ont pas eu demandes et enfin, 24,43 % estiment que cela ne fait pas partie de leurs missions. S'ils en recommandent, c'est le plus souvent grâce à un article paru dans la presse (72,86 %), grâce à un patient (27,14 %), une société éditrice d'applications mobiles de santé (21,43 %) ou un laboratoire pharmaceutique (17,14 %). Et une majorité (54,59 %), avoue qu'ils les recommanderaient davantage si les applis étaient évaluées, 24,49 % ne savent pas et 20,92 % n'en recommanderaient pas plus.   Améliorer l'observance   On ne compte que 6,74 % de médecins sondés pour accorder la meilleure note (4) au niveau de confiance global pour une application santé, les médecins étant les plus nombreux (39,90 %) à  leur accorder 3 étoiles sur 4.  Même note moyenne pour la qualité de l'information et  pour le fonctionnement général (bugs, etc.). En matière de sécurité des données collectées, la plus forte moyenne (39,11 %) n'accorde qu'une étoile aux applis. Néanmoins, si les applis permettaient de collecter les données de santé, 57,07 % seraient prêts à les utiliser pour le suivi des patients. Ils seraient d'accord car (49,51 %) y voient un moyen d'améliorer l'observance et 40,78 %, un moyen de partager l'information avec les autres professionnels de santé. Ceux qui ne veulent pas mettent en avant la crainte pour la sécurité des données, le secret médical (43,42 %), ne sauraient pas quoi en faire (30,26 %) ou l'absence de rémunération pour cela (17,11 %). Enfin 9,21 % considèrent qu'il s'agit du travail d'un autre professionnel de santé.   Enquête réalisée auprès de 225 médecins, dont 45,76 de généralistes et 54,25 % spécialistes 177 réponses complètes étaient exploitables. 

Arrêt maladie : la possibilité de solliciter un deuxième avis auprès d'un confrère spécialiste est-elle une bonne idée ?

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En tant que medecin traitant je suis fatiguee des demandes abusives et de la necessité de convaincre constamment, je suis fatigue... Lire plus

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