Image générée par IA

Image générée par IA

En Afrique, la chirurgie tue deux fois plus qu'ailleurs… mais l'absence de chirurgie aussi

06/01/2018 Par Aveline Marques
International
Image générée par IA

Image générée par IA

Une étude inédite publiée dans The Lancet révèle qu'un patient opéré sur 5 sur le continent africain développe des complications et que le taux de mortalité est deux fois plus élevé qu'en moyenne dans le monde.

En théorie, la mortalité pourrait être moins élevée qu'ailleurs : les patients sont plus jeunes et subissent des interventions moins lourdes. Mais d'après les auteurs de cette étude, "près d'un patient sur cinq en Afrique a des complications après une opération". Et s'agissant de la chirurgie non urgente, la mortalité atteint 1% sur le continent, contre 0,5% dans le monde. C'est l'étude la plus vaste et la plus fouillée sur la chirurgie africaine. Elle a réuni plus de 30 chercheurs qui ont rassemblé les données de 247 hôpitaux dans 25 pays du continent, de l'Algérie à l'Afrique du Sud en passant par le Sénégal et les deux Congo. Ont été suivis les dossiers de 10.885 patients, dont un tiers ont subi une césarienne. Au total, 18,2% de ceux-ci ont connu des complications, et parmi eux presque un sur dix en sont morts. Pourtant, quatre patients sur cinq étaient considérés à risque faible, étant donné leur jeune âge et leur bonne santé. En cause, la pénurie de main d'œuvre et de ressources. "Beaucoup de vies pourraient être sauvées par un suivi efficace des patients (...) Le résultat des opérations restera mauvais tant que le problème du manque de ressources ne sera pas réglé", a affirmé le principal auteur, le Sud-Africain Bruce Biccard, de l'hôpital Groote Schuur au Cap. Mais combien de patients sont morts de ne pas avoir été opérés? L'Afrique ne connaît que 212 opérations pour 100.000 habitants par an, soit "20 fois moins" que nécessaire pour couvrir les besoins vitaux d'une population, ont relevé trois chercheurs. Le continent compte 0,7 spécialiste de la chirurgie (chirurgiens, obstétriciens et anesthésistes) pour 100.000 habitants, loin des 20 à 40 qui seraient recommandés. "L'absence de chirurgie en Afrique représente un tueur silencieux qui fait probablement plus de victimes", ont déploré les chercheurs. [avec AFP]

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PIERRE BERTON

PIERRE BERTON

Oui

"Oui, mais", mais sur quelle base conclure à "SMR faible ou modéré"? Un seul exemple: le Junctum crème a été indiqué pour vergetu... Lire plus

2 débatteurs en ligne2 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3