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Michèle Rivasi veut rendre obligatoire l’enseignement de l’homéopathie en fac de médecine

01/04/2019 Par Fanny Napolier
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Contre l’avis des Académies de médecine et de pharmacie, et de nombreux collèges scientifiques, l’euro-députée EELV Michèle Rivasi veut rendre obligatoire l’enseignement des « médecines complémentaires » dans la formation initiale des médecins.

Ce n’est pas une proposition de campagne d’Europe-Ecologie Les Verts, mais c’est une prise de position assumée de Michèle Rivasi, n°2 de la liste aux élections européennes. L’euro-députée, connue pour ses positions anti-vaccins, plaide pour rendre obligatoire l’enseignement de l’homéopathie notamment dans la formation initiale des médecins. “Je pense qu’on doit intégrer, dans la formation initiale des médecins, des qualifications, des certificats de médecines complémentaires qui soient obligatoires. (…) Je voudrais que ces pratiques, comme l’homéopathie, soient intégrées dans le cursus“, assure Michèle Rivasi dans un entretien au magazine Kaizen.

La n°2 de la liste EELV aux européennes invite les patients à se questionner sur leur consommation de médicaments. “Il faut former les patients, assure la biologiste de formation. Leur dire que plus on leur donne de médicaments, plus cela aura des effets secondaires. Et les informer de l’existence d’alternatives qui sont beaucoup moins chères. L’information circule aussi via l’entourage. Par exemple, pour les gens qui ont un cancer, c’est incroyable. Ils font confiance aux médecins qui les soignent, et en même temps ils savent qu’il y a autre chose à côté. Quand vous voyez qu’une personne va beaucoup mieux parce qu’elle se fait aider par une médecine complémentaire, c’est le meilleur exemple.“

Et de remettre en cause la formation et les compétences des médecins : “C’est à la fois une question de culture, mais aussi de formation initiale des médecins. Si vous dites à votre médecin que tous ces médicaments peuvent avoir des effets secondaires et que l’effet cocktail des médicaments vous questionne, il peut y réfléchir. Car aujourd’hui par sa formation initiale, il prescrit un médicament pour chaque symptôme. La médecine, ce n’est pas de la consommation.“ Lire l’intégralité de l’entretien

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