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Un médecin condamné pour avoir giflé des patientes atteintes de troubles psychiques

07/09/2020 Par Louise Claereboudt
Faits divers / Justice
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Le tribunal de Blois a condamné, mercredi 2 septembre, un médecin et le directeur d’un établissement accueillant des personnes atteintes de troubles psychiques à deux et quatre mois de prison avec sursis. En cause : les deux hommes ont été reconnus coupables de “baffothérapie” sur de jeunes patientes.
 

  C’est le personnel de cet établissement du Sud Loire qui a alerté les autorités après avoir été confronté à plusieurs épisodes de violence contre des patientes de la structure. Le directeur, qui a démissionné après les faits, et un médecin ont été mis en cause. Ils ont tous les deux été reconnus coupables d’avoir giflé une patiente mineure au moment des faits, souffrant de troubles psychiques. Le praticien est également impliqué dans deux autres épisodes avec une autre jeune fille qu’il a giflé lors de crises. Aujourd’hui âgé de 61 ans, celui-ci dit regretter ces trois épisodes, ajoutant : “J’ai parlé de baffothérapie parce que j’étais excédé, mais ce ne sont pas mes principes et mes valeurs.” Il explique avoir été dans “un contexte d’épuisement”.

L’ancien directeur, 74 ans, ne semble pas partager ces mêmes regrets, rapporte La Nouvelle République. Selon lui, il s’agissait d’une “gifle soignante”. “Il y avait une autodestruction à l’intérieur de la patiente, et c’est cela que j’ai giflé”, explique-t-il, sans remettre en cause sa méthode, là où le personnel de l’établissement, lui, jugeait le geste “violent”. Entendue à la barre, l’une des victimes a pris la défense des deux hommes en ces termes : “Je ne leur en veux pas. Ils ont fait la seule chose qu’ils pouvaient faire à ce moment-là.” Si aucune interdiction d’exercer n’a été prononcée, le médecin et l’ancien directeur ont été respectivement condamnés à deux et quatre mois de prison avec sursis.   [avec La Nouvelle République]

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