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Soupçonné de viol sur une patiente, un médecin urgentiste remis en liberté 

19/04/2021 Par Louise Claereboudt
Faits divers / Justice
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Mis en examen pour viol et agression sexuelle sur une patiente, un médecin urgentiste de l’hôpital de Roanne (Loire) a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il ne pourra pas reprendre son poste dans l’établissement de santé. 

Le 16 décembre 2020, une femme âgée d’une cinquantaine d’années se présente aux urgences de l’hôpital de Roanne, se plaignant de douleurs au ventre. Prise en charge dans un box par un praticien, la patiente s'assoupit. A son réveil, la patiente se dit “vaseuse” et ressent des “douleurs vaginales”, selon les propos du magistrat chargé d’instruire l’affaire. Elle rentre toutefois chez elle. 

Quelques semaines plus tard, le médecin urgentiste qui l’avait prise en charge aux urgences se rend au domicile de la patiente, situé à 30 kilomètres de l’établissement hospitalier, sans que celle-ci n’ait été informée de sa visite. Selon la quinquagénaire, le praticien lui aurait alors fait des “attouchements à connotation sexuelle”, posant ses mains sur “ses hanches et son fessier”. La patiente le repousse et celui-ci s’en va. 

Après cette visite, début janvier, la femme décide de porter plainte pour attouchements. Elle raconte également son passage aux urgences durant lequel elle explique qu’elle pense avoir été violée par le médecin. Les enquêteurs retrouvent la trace de poursuites engagées contre le praticien en 2012 pour des faits similaires sur deux autres patients. L’information judiciaire avait été clôturée en 2014 par une ordonnance de non-lieu. 

Mis en examen pour viol et agression sexuelle dans cette nouvelle affaire, le praticien, qui nie les faits, vient d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire, a révélé hier Le Progrès. Le quotidien régional indique par ailleurs que le parquet de Saint-Etienne a décidé de demander la réouverture de l’information judiciaire déclenchée en 2012 pour des faits similaires. 

Dans le cadre du contrôle judiciaire, le praticien de 45 ans a interdiction de s’approcher de la patiente quinquagénaire et d’exercer au sein de l’hôpital de Roanne. 

[avec Le Progrès

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