Une médecin refuse une ordonnance à un patient, il menace de "la retrouver" en dehors du cabinet

24/02/2023 Par Mathilde Gendron
Violence
Ce jeudi 23 février, un homme de 20 ans était convoqué devant le tribunal correctionnel de Cahors (Lot). Il est accusé d'avoir menacé une médecin dans l’exercice de sa profession, et de lui avoir proféré des injures publiques.

Les faits remontent au 13 septembre 2022. Ce jour-là, un homme de 20 ans se rend dans le cabinet médical d’une médecin, exerçant à Cahors. Il consulte pour demander une ordonnance pour un scanner et une prolongation de ses séances de kinésithérapie. La médecin refuse, jugeant cette demande non-nécessaire. Mais, le patient refuse de partir sans l’ordonnance qu’il souhaite. Le patient commence alors à insulter la généraliste. La police est informée et le patient finit par partir. Dix minutes plus tard, le jeune homme revient dans le cabinet et menace la médecin : “Cahors est petit, je saurai vous retrouver dans les rues.” En sortant, il tombe nez à nez avec la police, qui l’arrête sur-le-champ. Interrogé, l’homme de 20 ans indique finalement “avoir fait de la merde”. Il explique : “Elle n’a pas voulu me faire les papiers… alors j’ai pété les plombs !”

Le casier judiciaire du patient mis en cause n’est pas vierge, cinq mentions y sont inscrites. Il a d’ailleurs déjà écopé d’une peine de quatre mois de prison dont il est sorti au début du mois de février 2023. “Ce séjour en détention a été très dur, j’ai pris conscience de mes erreurs, je les regrette et je ne veux plus me retrouver devant la justice !” a-t-il déclaré. Le Parquet indique qu’un délai de trois mois a été dépassé entre l’infraction pour insultes et le jugement. Après délibération, le prévenu a donc été relaxé pour les injures, mais il a été reconnu coupable pour les menaces à l’intégrité physique de la médecin. Il a été condamné à une peine de 175 heures de travail d’intérêt général, à effectuer dans un délai de 18 mois, sous peine d’une incarcération de cinq mois. Il a également l’interdiction d’entrer en contact avec la victime pendant deux ans. Enfin, l’homme de 20 ans doit verser à la médecin et à l’Ordre un euro symbolique et 500 euros pour les frais d’avocat. [Avec Actu.fr]

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