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"Nous avons dû gérer un accouchement" : Thomas Mesnier raconte les évacuations en Gironde
Pilote de la cellule de crise du Samu 33, l'urgentiste et ancien député Thomas Mesnier a dû organiser l'évacuation des personnes vulnérables en Gironde, où un incendie sévit depuis mercredi dernier.
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Chef du pôle urgences du CHU de Bordeaux, le Dr Thomas Mesnier pilote depuis vendredi dernier la cellule de crise du Samu 33, mise en place pour coordonner les secours médicaux d'urgence, gérer l'afflux de soins et l'évacuation des populations face aux incendies majeurs en Gironde. "Il nous a fallu organiser l'évacuation d'une dizaine d'établissements de santé, comme l'hôpital privé d'Arès ou des Ehpad", a raconté l'urgentiste et ancien député à La Charente libre.
Sur France Inter, ce mardi, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a précisé que "41 structures médicalisées ou médico-sociales" avaient été évacuées depuis le début de l'incendie, qui sévit depuis le 22 juillet. Soit "plus de 2 300 pensionnaires" qui ont dû être relogés. Nombre d'entre eux ont trouvé refuge au parc des expositions de Bordeaux ou dans des centres d'accueil avant d'être transférés dans d'autres établissements médico-sociaux de la région voire en dehors.
"Heureusement, les évacuations des populations ont pu se faire en temps et en heure. Nous n'avons pas de grands brûlés, par exemple. Mais nous sommes sur de la médecine de catastrophe. Toutefois, nous n'avons que peu d'urgences à proprement parler, même si au parc des expositions, nous avons dû gérer un accouchement ou une hémorragie digestive, entre autres. Nous sommes plus sur une problématique médico-sociale", a précisé Thomas Mesnier à La Charente libre.
"Nous avons aussi dû nous occuper des personnes en perte d'autonomie qui restaient à leur domicile. Nous avons ainsi pris en charge plus de 1 000 personnes", a poursuivi Thomas Mesnier louant "la solidarité incroyable de tous, des professionnels de ville, de Bordeaux, mais aussi de toute la région et aujourd'hui de la France entière". "Plus de 800 infirmières" se sont mobilisées ainsi que "24 Smur venant de toute la France", selon Stéphanie Rist.
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