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Troubles du neurodéveloppement : le point sur les facteurs de risques pré et périnataux

Une nouvelle étude du Groupement d'intérêt scientifique EPI-Phare, créé par l'ANSM et la Cnam, fait le point sur les facteurs de risques prénataux et périnataux des troubles du neurodéveloppement (TNDs). 

27/04/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Neurologie Pédiatrie
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Les auteurs se sont basés, pour cela, sur le registre EPI-Meres, issu du Système national de données de santé. Ils ont constitué une cohorte portant sur l'ensemble des 6,8 millions d'enfants nés en France entre 2010 et 2018. Les enfants ont été suivis pendant une médiane de 9,6 ans, jusqu'en septembre 2024.

Les analyses ont porté sur cinq TNDs : les troubles de la communication, les troubles spécifiques de l'apprentissage, le trouble déficitaire de l'attention/hyperactivité (TDAH), les troubles du spectre autistique (TSA) et la déficience intellectuelle (DI). Et les facteurs de risques étudiés étaient : l’âge gestationnel, le petit poids pour l’âge gestationnel (PPAG), l'hypoxie néonatale, les malformations congénitales, l’âge des parents, l’exposition maternelle à l’alcool et au tabac, l'obésité maternelle et le désavantage socio-économique.

Au cours de la période de suivi, 506 505 enfants (7,5 % du panel) ont eu un diagnostic de TND. Parmi eux, beaucoup présentaient deux ou plusieurs troubles. 

Les analyses ont alors permis de mettre en évidence que plusieurs facteurs étaient communs à l'ensemble des troubles. Il s'agissait en particulier du sexe masculin, de la prématurité, du retard de croissance intra-utérin (RCIU), des malformations congénitales, de l'obésité maternelle, de l’exposition à l’alcool et au tabac pendant la grossesse, ainsi qu'un âge jeune de la mère. 

Certains facteurs ont, par ailleurs, été identifiés comme propres à certains troubles. Ainsi, une prématurité extrême, un RCIU, des malformations congénitales, une hypoxie néonatale et un âge avancé des parents, augmentaient spécifiquement le risque de DI.

Pour les auteurs, ces résultats "soulignent l’importance de prendre en compte les diagnostics de co-occurrence pour comprendre les voies étiologiques et éclairer les stratégies de prévention précoce". 

Références :

Epi-Phare (21 avril) ; et Peyre, H. et al. Molecular Psychiatry (21 avril) 

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