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Expériences négatives vécues dans l'enfance : les généralistes enseignants plaident pour un repérage systématique

Les expériences négatives de l'enfance (ENE) sont rarement un motif de consultation, et pourtant elles sont souvent associées à des troubles de la santé mentale. Le Collège national des généralistes enseignants appelle à pratiquer un repérage systématique. 

30/09/2025 Par Fanny Napolier
Pédiatrie
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Des abus - physiques, émotionnels, sexuels -, des négligences - physiques, émotionnelles-, ou encore des dysfonctionnements familiaux - violences, problèmes de santé mentale ou physique, incarcération d’un membre de la famille, séparation ou divorce des parents -… sont autant d'expériences négatives de l’enfance.

Ces ENE toucheraient 50 à 70 % de la population dans des pays comparables à la France, estime, dans un récent avis, le conseil scientifique du CNGE, qui appelle les médecins généralistes à leur repérage systématique.

Les ENE "sont des déterminants sociaux de la santé associés à un état de santé dégradé et contribuant aux inégalités sociales en santé", souligne le conseil scientifique du CNGE. Les impacts sur la santé peuvent se traduire par des perturbations comportementales et émotionnelles, des risques accrus de problèmes de santé mentale, des prises de risque sur le plan sexuel, des maladies chroniques, une mauvaise qualité de vie, des problèmes sociaux et des décès précoces.

"Les ENE sont rarement des motifs de consultation mais sont très présents et associés dans près d’1 cas sur 3 à des troubles de la santé mentale (dépression, anxiété, état de stress post-traumatique…)", souligne le communiqué.

Le conseil scientifique du CNGE appelle ainsi à un repérage systématique des ENE afin de permettre une prévention précoce et efficace des troubles de la santé mentale. "Il est important de prendre en compte le niveau d’exposition aux risques en termes de fréquence et de gravité des expositions", précise l’avis. "Dans la communauté des soignants, les médecins généralistes occupent une place privilégiée : celle du suivi au long cours, possiblement sur plusieurs générations", ajoute le conseil scientifique du CNGE.

Il appelle les généralistes à prendre en compte deux périodes de plus grande vulnérabilité : la périnatalité et l’enfance-adolescence. Et de recommander : "Les médecins généralistes peuvent si besoin prendre en soin les personnes exposées et assurer la coordination des soins avec les autres acteurs impliqués, médicaux, sociaux et éducatifs." 

Références :

Avis du conseil scientifique du CNGE "Mieux prévenir, repérer et accompagner les expériences négatives vécues pendant l'enfance en médecine générale" (30 septembre 2025)

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