Les internes de médecine générale veulent une licence de remplacement "en autonomie supervisée" | egora.fr
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Les internes de médecine générale veulent une licence de remplacement "en autonomie supervisée"

Cette licence de remplacement séniorisée, plébiscitée par l'Isnar-IMG, serait accessible dès le 3ème semestre d'internat, tandis que l'attribution de la licence en autonomie complète serait repoussée en fin de cursus.
 

"Les internes de médecine générale ont tranché", annonce l'Inter Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG) dans un communiqué ce mercredi 27 janvier. Alors que le report des licences de remplacement en fin d'internat, dans le prolongement de la réforme du 3ème cycle, fait débat dans de nombreuses spécialités (notamment en cardiologie et en gastro-entérologie), le syndicat des internes de médecine générale a décidé de sonder les carabins, dans chaque région. "En accord avec les votes des internes de médecine générale représentés", le conseil d'administration de l'Isnar-IMG annonce se positionner "en faveur de la possibilité d'accès à une licence de remplacement en autonomie supervisée dès la validation du troisième semestre du DES de médecine générale, afin d'assurer une continuité pédagogique et une responsabilisation progressive de l'interne remplaçant. L’accès à une licence de remplacement ordinaire sera quant à lui conditionné à la validation du Saspas dans le cadre de la maquette actuelle du DES en trois ans.” Saspas (stage ambulatoire en soins primaires en autonomie supervisée) qui, bien souvent, n'est organisé qu'en 3ème année.

Cette première licence permettrait aux internes de concilier le besoin d'expérience professionnelle et de revenus complémentaires, avec la "volonté de garantir une cohérence pédagogique d'encadrement dans notre maquette en tant qu'étudiants de troisième de cycle", souligne le syndicat. "ça permettrait aux internes d'avoir des critères pédagogiques et de remplacer leur ancien maitre de stage, de découvrir l'exercice tout en ayant une garantie de seniorisation. Peut-être dans un contexte de maison de santé ou de centre de santé pour avoir toujours un professionnel disponible", développait Morgan Caillault, président de l'Isnar-IMG sur Egora en décembre. Pour ce dernier, "ne pas décaler la licence, c'est risquer la coercition", certains parlementaires étant amenés à considérer qu'un interne apte à exercer en autonomie dès la 2ème année dans le cadre d'un remplacement peut aller exercer en solo dans un désert médical…

Sollicité par Egora, le président du Conseil national de l'Ordre des médecins, le Dr Patrick Bouet, a indiqué que rien n'était encore acté. "Pour l'instant le décalage de la licence de remplacement est dans les mains du Gouvernement. Nous avons avec un ensemble d'acteurs proposé un rapport, fait des propositions. C'est désormais le Gouvernement qui a la main pour rédiger les éléments réglementaires. C'est à lui de rendre compatibles les attentes des uns et des autres."

 

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