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Le CESP désormais accessible dès la deuxième année d'études en médecine

Un décret est venu élargir l'accès au contrat d'engagement de service public (CESP) aux apprentis pharmaciens et sages-femmes. Il était jusqu'alors réservé aux étudiants en médecine et en odontologie. Les étudiants concernés pourront y souscrire dès leur deuxième année d'études.   

06/01/2026 Par Chloé Subileau
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C'est officiel : les étudiants en médecine et en odontologie pourront désormais souscrire à un contrat d'engagement de service public (CESP) dès leur deuxième année d'études. Ils devaient jusqu'alors attendre leur quatrième année. Cette extension a été actée par un décret, paru ce mardi 6 janvier au Journal officiel. Les apprentis sages-femmes et pharmaciens (à l'exception de ceux en filière industrie), qui ne pouvaient souscrire à un tel contrat, sont également concernés par cette évolution.

Chaque année, en médecine, quelques centaines d'étudiants souscrivent à un CESP. Ils perçoivent alors une indemnité mensuelle de 1200 euros bruts. En contrepartie, ils s'engagent à exercer dans un territoire en tension à l'issue de leurs études pour une durée égale à celle durant laquelle ils ont perçu l'allocation.

 

L'extension de ce dispositif, créé en 2009 et réformé en 2019, est vue d'un bon œil par les syndicats d'étudiants en médecine et d'internes, qui pointent toutefois les limites de ce contrat. "Les étudiants qui signent un CESP sont lâchés dans la nature. S'ils reçoivent déjà un mail par an de l'ARS, c'est le bout du monde", déplorait Mélanie Debarreix, présidente de l'Isni, dans un précédent article sur Egora. Atika Bokhari, à la tête de l'Isnar-IMG, alertait de son côté sur les sommes que doit rembourser un étudiant qui rompt son CESP. "Il est contraint de les rembourser en net, alors qu'il les a perçues en brut", indiquait-elle, soulignant que d'autres pénalités s'ajoutent à ce remboursement.

Ces nouvelles modalités du CESP, qui découlent de la loi visant à améliorer l'accès aux soins par l'engagement territorial des professionnels, s'appliqueront pour les candidatures déposées à partir du 16 janvier. "Les contrats pour lesquels des demandes ont été formulées avant cette date restent soumis" aux anciennes dispositions réglementaires, précise le décret.  

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