Désaccord

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Réforme de la représentativité syndicale : les professionnels de santé dénoncent "un contresens majeur" de la PPL

La sénatrice LR Corinne Imbert a déposé une proposition de loi de réforme de la représentativité syndicale conventionnelle et au sein des URPS. Un texte rejeté en bloc par les syndicats de professionnels de santé libéraux qui le jugent contre-productif. 

27/05/2026 Par Sandy Bonin
Syndicalisme
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Ce texte déposé par la sénatrice et pharmacienne Corinne Imbert, propose de conserver le principe d'une élection pour les professions dont l'effectif est supérieur ou égal à 20 000 membres. Mais le scrutin ne viserait plus spécifiquement à élire les membres aux URPS mais "les organisations syndicales pouvant négocier avec l'Assurance maladie" et "désigner leurs représentants au sein de chaque URPS en fonction des résultats obtenus au niveau régional lors de ces élections", présente la sénatrice dans l'exposé des motifs

Des critères fixés par décret en Conseil d'Etat devront être remplis par les syndicats pour pouvoir se déclarer candidat. L'objectif vise ainsi à" à garantir leur indépendance financière, leur ancienneté et leur présence minimale sur le territoire", précise le texte de la PPL. 

Dans un communiqué intersyndical, 20 syndicats représentatifs des professionnels de santé libéraux "refusent absolument le processus proposé par certains sénateurs, consistant à doubler le scrutin pour les élections professionnelles", écrivent-ils. "En transformant un scrutin professionnel unique en deux élections, il conduirait à diminuer considérablement la participation, à l'inverse de l'objectif" justifient les signataires du communiqué. Ils craignent qu'en séparant la représentativité nationale de la représentativité des URPS, cette PPL n'aboutisse "à une dilution des organes décisionnels légitimes, aboutissant à des mesures incohérentes entre elles voire antagonistes".  

Si Corine Imbert avait assuré que les évolutions contenues dans son texte de loi avaient été "concertées avec les syndicats représentatifs des professionnels de santé depuis 2023", les 20 syndicats de professionnels de santé libéraux dénoncent un projet élaboré "sans aucune concertation avec les acteurs principaux". "La représentativité des professionnels de santé est un sujet sérieux qui ne mérite pas d'être bouleversée par des intérêts particuliers ou sous l'action de lobbyistes plus ou moins occultes", concluent-ils. 

De leur côté, les Libéraux de Santé (LDS) dénoncent "un amendement qui dénature l’ambition de la réforme de la représentativité" et pointent "un contresens majeur et un danger pour le paritarisme conventionnel". 

"La proposition de loi déposée au Sénat par Corinne Imbert devait permettre de rétablir de la cohérence et de la clarté en reprenant les conclusions des travaux initiés par les LDS et portés par la majorité des syndicats représentatifs via l’UNPS. Or, plusieurs amendements dont l'amendement de la rapporteure prend exactement le chemin inverse", constatent les dix principaux syndicats représentatifs de professionnels de santé libéraux. "Cet amendement (…) repose sur une vision erronée du rôle des syndicats représentatifs, en opposant représentation territoriale et engagement syndical", ajoutent-ils.  

Alors que le texte devrait être examiné en Commission des Affaires Sociales ce mercredi 27 mai, et en séance publique le 1er juin, les Libéraux de Santé "appellent les sénateurs, à revenir à l’esprit initial de la réforme : une représentation plus lisible, plus cohérente et plus efficace des professionnels de santé libéraux".

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

Thierry Wattelle

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Avocat Du Diable
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 3 mois
Une seule réforme suffirait : des syndicats totalement indépendants. Pas de subventions. Pas de financements opaques. Pas de moyens accordés par ceux-là mêmes avec qui ils sont censés négocier. Un syndicat ne devrait vivre que des cotisations de ses adhérents. Point /. Cela implique de rendre obligatoire la cotisation syndicale car les syndicats doivent vivre . ( comme la cotisation au conseil de l'ordre qui elle ne rapporte rien ) Là commence la vraie démocratie professionnelle : des médecins qui choisissent librement ; des syndicats obligés de convaincre ; des représentants qui rendent enfin des comptes à leur base et non aux institutions. Car aujourd’hui, beaucoup ont le sentiment d’un système verrouillé : on négocie avec ceux qui financent, on signe avec ceux dont on dépend, puis on explique aux médecins qu’il n’y avait pas d’alternative. Le résultat est sous nos yeux : perte massive de confiance ; désertification médicale ; épuisement des praticiens ; inflation bureaucratique ; et une profession qui ne se reconnaît plus dans ceux qui parlent en son nom. Quand la survie d’un syndicat dépend moins des médecins que du système qu’il prétend combattre, le doute devient inévitable. Un syndicat indépendant dérange. Un syndicat subventionné accompagne. Et vu l’état actuel de la médecine française, la question mérite d’être posée sans détour : si le modèle fonctionnait réellement, en serions-nous là aujourd’hui ?
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DELA LIE
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 3 mois
La manœuvre est limpide : obtenir moins de "groupes représentants" pour mieux les soudoyer. Et que vient faire l'item "ancienneté"... C'est fermer la porte à tous nouveaux groupes moins malléables que les anciens ?
 
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