"Nous voulons que cette élection ait un sens politique" : après les URPS, l’UFML-S veut peser dans les négociations

16/04/2021 Par Marion Jort
Syndicalisme

Syndicat représentatif depuis les élections professionnelles, l’UFML-S s’organise désormais pour peser dans les débats et les négociations. Représenté par le Dr Jérôme Marty, il entend défendre les médecins libéraux et prouver que “rien n’est inéluctable” dans les discussions conventionnelles.  

“On compte faire bouger les choses, pousser nos idées." Pour sa première conférence de presse post-URPS, l’UFML-S, par la voix de son président, a mis les points sur les "i". Nouvellement représentatif depuis les élections professionnelles, le syndicat a pour ambition de raviver la flamme du syndicalisme, trop délaissé par les praticiens. Lors du scrutin, en effet, le taux de participation n’a atteint que 22%, un score historiquement bas

S’il estime que les syndicats historiques sont en grande partie responsable de ce désaveu, le Dr Marty veut faire passer le message aux médecins que "rien n’est inéluctable", que tout est négociable dans le cadre des discussions conventionnelles. “On entend réellement changer les choses. Nous voulons que cette élection ait un sens politique”, a promis le généraliste.  

Pour cela et suite aux élections professionnelles, l’UFML-S réfléchit donc à des alliances. Le syndicat est actuellement en discussion avec la FMF et le SML. Aux yeux du Dr Marty, une telle association est essentielle à la fois pour peser dans les négociations, mais également pour éviter le risque de scinder la convention en une convention pour les généralistes et une autre, pour les spécialistes.  

En s’alliant avec les autres centrales polycatégorielles, cela permettrait, selon lui, de contrebalancer le pouvoir de MG France, qui a consolidé sa première place dans le collège des généralistes, et d’Avenir Spé, premier dans le collège des spécialistes. “On redoute que tôt ou tard, le politique voit deux grosses colonnes monocatégorielles et qu’on fasse deux conventions. Donc si on veut prendre position et faire bloc, il faut que l’on crée une vraie puissance polycatégorielle, qui réponde au bloc monocatégoriel”, analyse-t-il.  

 En ce sens, le syndicat réfléchit à la création d’une nouvelle structure, un peu à l’image d’un groupement d'intérêt économique dans les entreprises, afin que tous les syndicats puissent s’allier tout en conservant leurs spécificités. Mais, à l'heure actuelle, rien n’est engagé. “Il nous reste six semaines pour trouver des solutions pour les bureaux des différentes régions”, a rappelé le Dr Marty.  

Faut-il supprimer les ARS ?

Marie GILARDI

Marie GILARDI

Oui

Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus

8 débatteurs en ligne8 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
21
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2