Grain de beauté

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Le médecin "zappe" de lui annoncer que le grain de beauté était cancéreux : le mélanome métastase

Une Bretonne de 47 ans, maintenue dans l'ignorance de son cancer durant trois ans, se bat pour que la justice reconnaisse la perte de chance qu'elle a subie, rapporte Ouest-France

10/06/2026 Par Aveline Marques
Grain de beauté

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En 2018, Sabine consulte un ORL dans un hôpital privé de Rennes pour se faire retirer un grain de beauté "un peu moche" situé sur la bordure de l'oreille, relate Ouest-France. "Tous les nævi retirés sont envoyés au laboratoire d’anatomopathologie pour analyse afin de confirmer leur caractère bénin", la rassure le praticien qui, "à aucun moment", ne prononce le mot de "mélanome". Les mois passent et les résultats ne sont jamais communiqués à cette doctorante en biologie, mère d'un, puis de deux enfants.  

Trois années plus tard, en janvier 2021, Sabine se fait retirer un ganglion du cou. Le diagnostic tombe : "métastase de mélanome", lui annonce cet autre médecin, qui ne trouve aucune trace sur le corps de la patiente du mélanome primaire. "C’est mon mari qui a mis le médecin sur la piste, raconte-t-elle au quotidien régional. Il s’est souvenu du retrait de mon grain de beauté en 2018. Moi, ça m’était sorti de la tête !" 

A la brutalité du diagnostic, s'ajoute la colère quand la patiente réalise les analyses de ce grain de beauté "étaient mauvaises" : "on aurait dû m'appeler", lance-t-elle. L'ORL avoue avoir "zappé" de passer ce coup de fil avant de classer le résultat dans son dossier. Quant à la généraliste consultée après le départ à la retraite de son médecin traitant, elle dit n'en avoir pas eu connaissance, Sabine n'étant pas une de ses patientes et évoquant par ailleurs "un problème de logiciel". 

Alors que le scanner révèle trois foyers métastasiques - dans le cou, sous l’aisselle et dans la rate – et que débute un traitement par immunothérapie, la quadragénaire décide de porter plainte, pour faire reconnaître la perte de chance et ses "lourdes conséquences" sur sa santé, sa vie personnelle et professionnelle. L'expertise écarte la faute du généraliste mais reconnaît celle de l'ORL, évaluant la perte de chance à 63% dans son pré-rapport, mais à 26% dans le rapport définitif.  

Aujourd'hui en rémission, Sabine attend avec impatience l'ultime audience en justice qui devrait fixer le montant de son indemnisation, ce mois-ci. La Bretillienne, qui a déjà déboursé plus de 8000 euros pour la procédure, espère que la somme ne sera pas "indécente". 

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DELA LIE
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Médecins (CNOM)
il y a 1 mois
Un message pour relayer nos difficultés vis à vis des examens : - segur dysfonctionnement souvent : message non décrypté... Impossible de savoir qui envoie, ni qui cela concerne ! Pas plus de possibilité de répondre afin de notifier le bug, car il faut récrire le nom du patient (qui apparaît en hiéroglyphes) - pas de retour des spe après avis et encore moins de l'anapath ! -zéro retour pour ceux qui consultent sans passer par le MG pour adressage. -ET les patients ne se préoccupent pas plus de leurs résultats ! Je suis obligé de leur réclamer plusieurs fois ! Moi ça m'agace qd même cette attitude attentiste, sans pour autant excuser l'oubli de rappeler son patient devant un mauvais résultat. On est 2 pour la consultation qu'elle soitavec le MG ou le Spé) On explique ce que l'on fait, pourquoi et l'urgence ou non des résultats. - quant aux résultats que l'on reçoit pour des patients que l'on ne connait pas : méfiance ! Il faut les lire, et joindre l'expéditeur pour lui signaler l'erreur ! La loi impose à tout médecin de mettre en œuvre une prise en charge adéquate que le patient nous soit connu ou non ! Les labos ne se gênent pas pour refiler le bébé au 1er médecin qui al e même patronyme (même si le prénom et le lieu d'exercice ne correspond pas !) Comment garder une trace, alors que l'on a pas de dossier patient ? Un fichier Word sur le bureau "erreur d'adressage de résultats" en notant quel labo à été rappelé et la date ! Car dans le cas rapporter, la boulette à été révélée 3 ans après.... Qui va se souvenir ? Et pour le juge : " c'est pas noté =cela n'a pas été fait" rien à faire que cela ne vous concerne pas, il faut un coupable pour indemniser de préférence par les assurances pro via une faute (celle de ne pas avoir alerté) et pas toucher à cela de l'aléa. Médecin libéral, vous êtes seul à bord.
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Binocle Lulu
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Débatteur Passionné
Ophtalmologie
il y a 2 mois
Merci Egora de m'avoir appris le mot brétilien, habitant de l'Isle-et-Vilaine. A part ça, si la patiente s'en sort avec 5 ou 10 000 € de dédommagement en plus de ses frais de justice, elle aura de la chance. D'où la question, faut-il s'emm... avec toute cette procédure pour 5 000 € de gain au total ? Ou au contraire tenter d'oublier et profiter de la vie ? Connaissant la Justice, je pense que je choisirais la dernière solution.
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Dominique SOUVESTRE
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 2 mois
J'ai 2 histoires de difficultés majeures à récupérer des résultats histologiques. J'ai remué ciel et terre pour récupérer des analyses faites sur un sein de mon épouse (réduction mammaire suite à cancer controlatéral) et jamais demandées au laboratoire, selon le chirurgien. Idem pour la recherche de HP suite à une fibroscopie chez ma fille. Dans les 2 cas, résultats finalement obtenus et négatifs.
 
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