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Consultations déprogrammées, congés imposés… La venue du Pape à Paris perturbe le fonctionnement de l'Hôtel-Dieu
L'Hôtel-Dieu (AP-HP), situé sur l'île de la Cité, verra son fonctionnement fortement perturbé par la venue du Pape à Paris vendredi 25 septembre. De nombreux rendez-vous ont d'ores et déjà été annulés. Une situation que dénonce le personnel.
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La sécurité sera à son maximum les vendredi 25 et samedi 26 septembre dans la capitale, à l'occasion de la visite du Pape Léon XIV. Ce dernier célébrera notamment les vêpres à Notre-Dame, le vendredi après-midi, ce qui perturbera fortement le fonctionnement de l'Hôtel-Dieu (AP-HP), situé sur le parvis de la cathédrale. Selon Le Parisien, l'île de la Cité sera transformée en "bulle presque hermétique" à l'occasion de la venue du Souverain pontife. L'hôpital tournera donc au ralenti toute la journée. "Il est prévu de ne maintenir que certaines activités non programmées comme les urgences, le Smur ou le service d'hospitalisation de psychiatrie et de reporter l'activité programmée ce jour-là", a précisé l'AP-HP à nos confrères.
Une situation que dénonce la CGT. "Dans un contexte où l'hôpital public manque de moyens et où l'accès aux soins devient de plus en plus difficile, chaque rendez-vous compte", écrit l'organisation dans un communiqué. Et de s'interroger : "Que vont devenir les patients dont les examens sont urgents, qui attendent depuis des semaines leur consultation et quelles seront les conséquences sur leur santé des reports de rendez-vous ?"
"On a beaucoup de patients qui viennent pour une IRM ou un scanner pour des pathologies graves, comme des cancers ou des problèmes cardiaques. Ils attendent déjà entre trois et six mois pour un rendez-vous", pointe Carole Matuszczak, représentante syndicale.
"La venue du Pape, on ne l'a pas choisie"
Auprès du Parisien et d'actu.fr, l'AP-HP assure que les patients concernés par les déprogrammations ont été informés et se voient proposer une nouvelle date de rendez-vous. Si la CGT assure ne pas contester "les impératifs de sécurité liés à la venue d'une personnalité protégée", elle estime que "la sécurité ne peut servir de prétexte et faire passer la continuité, la sécurité des soins pour les patients et les conditions de travail des personnels après tout le reste".
L'organisation syndicale fustige également l'obligation formulée par la direction de "poser une journée de congé" ou "d'aller travailler sur un autre établissement" ou encore de "faire des heures supplémentaires pour compenser une fermeture dont [les agents de l'Hôtel-Dieu] ne sont pas responsables". "La venue du Pape, on ne l'a pas choisie, on n'a pas à servir de variable d'ajustement", estime Carole Matuszczak.
[avec Le Parisien et actu.fr]
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