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Plusieurs centaines de médecins libéraux ont avancé leur retraite pour échapper à la réforme du cumul en 2027
Plus de 1400 médecins libéraux ont prévu de prendre leur retraite au 1er octobre prochain. Un nombre bien plus élevé que d'ordinaire, constate la Caisse autonome de retraite des médecins de France (Carmf).
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En cette fin août, la Carmf comptabilise 1426 demandes de retraite au 1er octobre 2026. Selon les estimations de la caisse, si le rythme actuel se poursuit, 1850 médecins libéraux pourraient avoir liquidé leur pension avant le 1er janvier 2027, date d'entrée en vigueur de la réforme du cumul emploi-retraite, indique-t-elle à nos confrères du Quotidien du médecin. D'ordinaire, ils sont 800 à 850 sur la période.
La Carmf s'attendait à ce que la réforme, qui rend le cumul emploi-retraite dissuasif avant l'âge de 67 ans, pousse un certain nombre de médecins à avancer leur retraite. Mais l'"ampleur" de ce mouvement est une "surprise", confie-t-elle.
Seuls les médecins exerçant en zone sous-dense échapperont à l'écrêtement de la pension qu'instaurent les nouvelles règles. Pour les médecins qui démarrent le cumul avant 64 ans, il sera total : la retraite sera amputée de la totalité des revenus d'activité ; pour ceux qui ont entre 64 et 67 ans, il sera partiel : la pension sera amputée de 50% des revenus d'activité au-delà d'un seuil de revenus qui doit être fixé par décret.
Or, un tiers des 2000 médecins qui passent en cumul chaque année ont moins de 67 ans, selon la Carmf. Bon nombre de ces médecins pourraient renoncer à poursuivre leur activité du fait de la réforme. "S'ils s'arrêtent, reprendront-ils en cumul à 2027 ?, s'interrogeait le Dr Olivier Petit, président de la Carmf, dans les colonnes d'Egora. Je rappelle que l'Ordre impose une remise à niveau au bout de trois ans… Et s'ils reprennent, ce ne sera qu'à temps partiel, voire très partiel." Sachant qu'un médecin en cumul exerce en moyenne pendant 7 ans, l'impact de cette réforme sur le temps médical disponible sera "énorme", alertait le généraliste.
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