Les ventes de médicaments sans ordonnance baissent en France

10/02/2020 Par Louise Claereboudt
Médicaments
Les ventes de médicaments sans ordonnance ont poursuivi leur recul en 2019 en France, selon les fabricants. Ces derniers plaident pour l'automédication comme générateur d'économies pour le système de sécurité sociale.

  Le chiffre d'affaires des médicaments vendus hors prescription médicale en pharmacie a diminué de 4% à 2,08 milliards d'euros l'année dernière, après une baisse déjà significative en 2018 (-4,6%), d'après le baromètre annuel de l'association française des fabricants du secteur (Afipa) diffusé mercredi. L'association estime que ce recul est lié aux changements réglementaires. Par exemple, depuis 2019, des médicaments à base de nifuroxazide (anti-diarrhée) ne peuvent plus être vendus en pharmacie que sur prescription. Par ailleurs, les prix des médicaments vendus sans ordonnance sont restés relativement stables, avec une hausse de 0,5% entre 2015 et 2019. Les dépenses moyennes d'automédication en France représentaient 33,5 euros en 2017, moitié moins qu'en Allemagne (68,3 euros).  

  Développer le "selfcare" L'Afipa plaide donc pour le développement du "selfcare" (incluant, selon la définition de l'association, des dispositifs médicaux et des compléments alimentaires également vendus sans ordonnance, en plus des médicaments) comme "un réservoir d'économies pour le système de santé français". "A l'heure où l'accès au médecin est de plus en plus difficile et long en France, le développement du 'selfcare' permettrait d'améliorer l'accès aux soins, sécurisé par le pharmacien, en plus des économies pour la Sécurité sociale", juge Christophe de la Fouchardière, président de l'Afipa. Contrairement aux médicaments, le marché des dispositifs médicaux sans ordonnance (seringues, bas de contention, produits de cosmétologie) a progressé de 5,6% entre 2018 et 2019, à 643 millions d'euros. Enfin, les compléments alimentaires enregistrent aussi une croissance de 5,6% sur un an, à 988 millions d'euros. En tout, ce secteur du "selfcare" représentait 3,7 milliards d'euros en 2019, contre des ventes de plus de 30 milliards d'euros de produits (médicaments ou dispositifs) sur prescription.   [avec AFP]

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

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Non

Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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