Le poids majeur des maladies non transmissibles sur la mortalité prématurée

24/09/2018 Par Marielle Ammouche
Santé publique

A l’occasion de la 3ème réunion des Nations unies dédiée aux maladies non transmissibles, le 27 septembre à New York, The Lancet publie une revue de la mortalité prématurée dans le monde, effectuée par une collaboration internationale indépendante sous la dénomination de NCD (pour Non-Communicable Diseases) Countdown 2030, qui vise à informer les politiques du poids majeur de ces pathologies dans le monde. Au total les données de 186 pays ont été recensées.

Les chercheurs ont ainsi pu calculer qu’en 2016, 40,5 millions de décès ont été dus à une maladie non transmissible, ce qui représente 71% de l’ensemble de la mortalité dans le monde. Parmi ces décès, 4% (1,7 millions) sont survenus chez des sujets de moins de 30 ans, 38% (15,2 millions) entre 30 et 70 ans, et 58% (23,6 millions) chez des personnes de plus de 70 ans. Selon les estimations des chercheurs, les cancers, maladies cardiovasculaires (dont AVC), pneumopathies chroniques et diabète ont été responsables de 32,2 millions de ces décès ; les 8,3 millions restants étant attribués à d'autres maladies non transmissibles (mentales, neurologiques, rénales). L‘étude souligne par ailleurs que la majorité des pays sont encore loin d’atteindre l’objectif fixé par l’Organisation mondiale de la santé en 2015 qui était de réduire de 30% la mortalité prématurée entre 30 et 70 ans due aux quatre les plus impliquées (pathologies cancers, maladies cardiovasculaires, pneumopathies chroniques et diabète), d’ici 2030. Ainsi selon les auteurs, seuls 35 pays pour les femmes (19%) et 30 pour les hommes (16%) seraient en mesure de pouvoir y arriver ; la plupart étant des pays à haut revenu ayant déjà une mortalité prématurée faible. Concernant la France, les auteurs considèrent que cet objectif pourrait être atteint d’ici 2040. Cependant, dans un pays sur dix (8% pour les femmes et 13% pour les hommes), cette mortalité stagne depuis 2010. C’est le cas en particulier chez les femmes aux Etats-Unis, où près d’une femme sur huit décèdent avant ces 70 ans de l’une des quatre principales maladies non transmissibles, contre un sur vingt dans le pays le plus performant (la Corée du Sud).   Les auteurs soulignent la nécessité de renforcer les politiques de lutte contre les facteurs de risque - tabac, alcool, HTA -  ainsi que l’accès à une prévention et des soins efficaces et de haute qualité, pour envisager de réduire le poids des maladies non transmissibles dans le monde.  

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

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Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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