Carmat : Une nouvelle usine pourra produire 800 cœurs artificiels par an

31/08/2018 Par Sandy Bonin
Recherche
Moins d'un an après sa construction, l'usine Carmat, située à Bois-d'Arcy (Yvelines), vient d'obtenir sa certification industrielle. Les nouveaux bâtiments permettront de produire jusqu'à 800 unités par an à pleine capacité et de passer au stade industriel, indique la société.

Le nouveau site est dédié à l'assemblage de membranes de péricarde bovin sur une partie de l'implant appelée à être en contact avec les flux sanguins, une étape fondamentale pour une meilleure biocompatibilité. L'opération est dorénavant exécutée par un bras robotisé pour éviter la moindre déchirure, bulle d'air ou pli sur ce biomatériau fragile et ultra-fin - entre 0,3 et 0,5 millimètre. Des défauts microscopiques mais potentiellement très préjudiciables au bon fonctionnement de la prothèse. Auparavant, cette étape se faisait à la main, ce qui "demandait une dextérité incroyable" et une semaine de travail, mais avec "90% de rebuts" malgré tout, explique le directeur général de Carmat, Stéphane Piat. Aujourd'hui avec la robotisation, "il nous faut 10 minutes et on est proche de 0% de rebut" sur cette étape particulière, se félicite-t-il.

Il faudra cependant plusieurs jours pour l'assemblage complet du coeur Carmat, qui comprend quelque 400 pièces : biomatériaux et plastiques, mais aussi silicone, titane et composants électroniques. Les autres phases de production sont pour l'heure toujours réalisées sur le site historique de Carmat à Vélizy-Villacoublay, également en banlieue parisienne. Mais elles sont en passe d'être transférées à leur tour à Bois-d'Arcy, qui comprendra au total une cinquantaine de salariés. "D'ici quelques semaines on sera capable de produire la prothèse Carmat de A à Z ici", pour une capacité maximale potentielle de "700 à 800" unités par an, pronostique Stéphane Piat. L'essai clinique "pivot" de Carmat, actuellement en cours en Europe, porte sur environ 20 patients atteints d'insuffisance cardiaque terminale, dont 10 au moins ont été implantés à ce jour. Cette étude doit permettre d'obtenir dès l'an prochain un marquage CE, sésame réglementaire pour démarrer la commercialisation en Europe, selon le calendrier de la société. Le critère principal de réussite de cette étude est la survie de plus la moitié des patients à six mois après l'implantation. [Avec AFP]

Hantavirus : redoutez-vous une nouvelle crise sanitaire ?

CHAMBON dominique

CHAMBON dominique

Non

Contrairement au Sars Cov2 apparu en 2019, l’Hantavirus est connu des virologues et des épidémiologistes. Il est moins étudié car ... Lire plus

 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Histoire
De jeune médecin inconnu à bourreau… Un historien retrace le parcours de Mengele, "l'Ange de la mort"
07/05/2026
0
Témoignage
Après la leucémie de son fils, elle se lance dans des études de médecine : "J'ai voulu redonner ce qu’on m...
05/05/2026
3
Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
22
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2