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Insultes, menaces de mort… Karine Lacombe et deux autres expertes Covid victimes de cyberharcèlement

28/12/2020 Par Sandy Bonin
Médias
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Trois médecins cheffes, intervenant dans les médias sur le Covid-19 et l'hydroxychloroquine, dont l'infectiologue française Karine Lacombe, ont signé une tribune dans la revue The Lancet pour dénoncer le cyberharcèlement dont les expertes santé sont victimes. Elles subissent régulièrement des insultes, menaces de mort ou des commentaires dégradants.

Covid-19 et l'hydroxychloroquine, dont l'infectiologue française Karine Lacombe, ont signé une tribune dans la revue The Lancet pour dénoncer le cyberharcèlement dont les expertes santé sont victimes.   "Au-delà du manque de représentation des femmes, il nous semble particulièrement préoccupant que +le harcèlement (soit) une réalité dans le milieu scientifique+, comme le soulignait la revue Science en 2017 dans un éditorial", pointent-elles. Dans la tribune publiée cette semaine dans The Lancet, la pharmacologue suisse Caroline Samer, l'infectiologue Alexandra Calmy, également suisse, et Karine Lacombe affirment avoir été "victimes à divers degrés de menaces en tout genre, dont des déclarations diffamatoires, harcèlement et attaques misogynes". Des faits "toujours en lien avec des interventions dans les médias lorsque nous tentions d'expliquer de manière rationnelle l'état des connaissances sur l'efficacité et la sécurité de l'hydroxychloroquine dans le traitement et la prévention du Covid-19", affirment-elles. Et d'évoquer des faits plus graves (menaces de mort, cyberharcèlement) au Brésil, en France et en Suisse à l'encontre de spécialistes "après la publication d'études ne faisant pas la démonstration de l'efficacité clinique de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine dans le Covid-19". "Toutes les menaces contre des chercheurs et des médecins doivent être clairement et unanimement rejetées et dénoncées par la communauté scientifique et les institutions pour lesquelles les chercheurs travaillent", estiment-elles. Alors que la faible présence d'expertes sur les plateaux a été dénoncée depuis le début de la crise sanitaire, elles réclament "une meilleure préparation" aux interventions publiques dans les cursus de formation et des "garanties de soutien", rappelant que les femmes médecins sont plus souvent dénigrées que leurs collègues masculins. Avec des commentaires attaquant leur physique ou à tonalité menaçante. [Avec AFP]

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