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Liquidation d'Asalée : sa présidente met en demeure Stéphanie Rist
La présidente d'Asalée, la Dre Margot Bayart, enjoint à Stéphanie Rist de publier un démenti, suite à la communication diffusée à la presse par le cabinet de la ministre de la Santé en réaction à la liquidation judiciaire de l'association.
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Dans un courrier daté du 1er octobre et qu'Egora a pu consulter, la présidente d'Asalée, la Dre Margot Bayart, exige de la ministre de la Santé qu'elle retire et démente "publiquement" l'affirmation selon laquelle l'échec du plan de redressement de l'association a pour cause "l'absence totale de mobilisation de [ses] responsables pour prendre les mesures nécessaires". Ces propos proviennent d'une communication du cabinet de la ministre à destination de la presse, en réaction à la liquidation judiciaire d'Asalée prononcée mardi 29 septembre par le tribunal des activités économiques de Paris.
"Avant le jugement, la présidence et le conseil d'administration ont défendu la continuation de l'activité et travaillé à la transformation d'Asalée. Le projet Asalée 2030 prévoit une gouvernance partagée, des associations territoriales réunissant les soignants, la participation des patients et des aidants, ainsi qu'une SCIC mutualisant les fonctions de soutien", se défend Margot Bayart.
Et d'ajouter : "Ces démarches sont antérieures à la liquidation. Elles ne se confondent donc pas avec la préparation d'une offre de reprise dans le cadre de la procédure désormais ouverte." Dans son jugement, le tribunal a fixé le délai pour les offres de reprise "au 30 novembre à 17h". Les activités d'Asalée sont quant à elles maintenues jusqu'au 30 décembre 2026.
"Vous pouvez discuter la pertinence, le degré d'avancement ou les conditions de financement des propositions présentées. Vous ne pouvez les effacer pour affirmer une absence totale de mobilisation. Le fait qu'une proposition n'ait pas été retenue ne démontre pas que ses auteurs n'ont rien entrepris", insiste la présidente, médecin généraliste.
Une "mise en demeure"
Pour cette dernière, la communication du ministère de la Santé "porte atteinte à la considération des responsables concernés et risque de discréditer le projet Asalée 2030 auprès des professionnels, des patients et des partenaires susceptibles de contribuer à sa réalisation". C'est pourquoi, Margot Bayart sollicite un démenti "au plus tard dans les 24 heures" suivant la réception de son courrier. "A défaut de rectification dans le délai demandé, je me réserve l'exercice des voies de droit appropriées pour faire cesser cette présentation et obtenir réparation des préjudices qui en résulteraient", tonne la généraliste évoquant une "mise en demeure".
Pour rappel, l'association Asalée, qui salarie un peu plus de 2 000 infirmières exerçant aux côtés de médecins généralistes, avait été placée en redressement judiciaire en mars 2026, sur fond de conflits avec l'Assurance maladie, son unique financeur à hauteur de 100 millions d'euros par an.
Un rapport de l'Igas, publié en juillet 2025, avait mis en lumière d'"importants dysfonctionnements de gouvernance, de gestion administrative et de pilotage financier", a rappelé le cabinet de la ministre dans sa communication. L'association avait six mois pour assainir sa gestion conformément aux recommandations. "Malgré les délais accordés et l'accompagnement mis en place, les transformations attendues n'ont pas été engagées à la hauteur des enjeux."
La décision du tribunal des activités économiques de Paris du 29 septembre "ne traduit pas une remise en cause de l'utilité du dispositif Asalée, dont chacun reconnaît la contribution majeure à la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques aux côtés des médecins généralistes", a assuré le cabinet de Rist. Mais elle témoigne de "l'incapacité des responsables de l'association à assumer leurs responsabilités et à mettre en œuvre les mesures indispensables au rétablissement de la situation".
Durant la suite de la procédure, l'Assurance maladie "maintiendra son soutien financier au dispositif, les salaires des infirmières seront payés, et les patients pourront continuer à bénéficier de leur accompagnement", a promis l'avenue de Ségur. Un "changement de gouvernance" s'impose, selon le ministère, qui a indiqué se tenir à disposition des administratrices judiciaires "pour accompagner la reprise d'activité, dans le respect du rôle et des responsabilités de chacun".
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