Image générée par IA

Image générée par IA

Suivi des cancers : quand l'hôpital complique la tâche des généralistes

20/10/2017 Par Sandy Bonin
Image générée par IA

Image générée par IA

"Le rôle du médecin généraliste dans certains aspects du suivi" des cancers est amené à se développer, souligne l'étude de la Drees. Mais le manque d'information ou de communication avec l'hôpital leur complique souvent la tâche constate le rapport.

Si le rôle des médecins de famille dans le suivi des cancers est amené à se développer, "un tiers des généralistes n'ont suivi aucune formation complémentaire en lien avec l'oncologie", notent les auteurs de l'étude, qui s'appuie sur un panel de près de 1.200 praticiens interrogés entre décembre 2015 et mars 2016. Les deux tiers des médecins éprouvent "des difficultés pour accompagner la fin de vie, gérer les effets indésirables des traitements ou prendre en charge les séquelles du cancer".  Des difficultés principalement liées à un "manque de transmission d'information en provenance des hôpitaux ou des médecins spécialistes" (leur première source d'information sur le cancer) dans les délais utiles. Ainsi, "au moment de l'annonce du diagnostic, seuls 31 % des médecins disposent d'une information complète sur la pathologie de leurs patients, telle qu'elle est recommandée par le plan Cancer" 2014-2019. Moins d'un sur cinq "reçoit systématiquement l'information sur les effets secondaires attendus des traitements et plus d'un tiers ne sont jamais sollicités pour donner leur avis sur la faisabilité du retour ou du maintien à domicile". "Plus de 20 % des généralistes, faute de pouvoir contacter facilement l'oncologue référent, choisissent d'adresser aux urgences un patient immunodéprimé déclarant une fièvre élevée pendant le week-end", et ce "en dépit des recommandations". Ce manque de communication entre hospitaliers et généralistes "n'est pas une spécificité française", souligne la Drees, citant des études italienne et américaine. [Avec AFP]

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

Thierry Wattelle

Thierry Wattelle

Non

OUI ou NON ... quelle importance ? Comme souvent, il faut définir précisément ce dont on parle, à savoir "Qu'est ce qu'un médicame... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3