PDSa 2017 : confirmation de la lente dégradation

04/04/2018 Par Catherine le Borgne

Dans son rapport 2017 sur la permanence des soins ambulatoire, l'Ordre des médecins relève que la tendance enclenchée il y a plusieurs années, d'une lente dégradation progressive de la PDSa se confirme. La situation est déjà critique dans certains départements, note l'institution, et menace de le devenir dans d'autres territoires sans réformes organisationnelles ou de fonctionnement. 19 territoires supplémentaires, par rapport à la précédente enquête ordinale, n'ont plus de PDSa en nuit profonde, ce qui induit en deux ans, une diminution de 11 % des territoires couverts entre minuit et 8 h du matin…  De plus, relève l'Ordre dans sa 15ème enquête annuelle, l'organisation de la PDSa est d'autant plus fragilisée qu'elle repose sur un nombre de plus en plus réduit de médecins, et que la place dévolue aux établissements de santé devient de plus en plus importante. Le volontariat des médecins n'est pas à mettre en cause puisqu'il se maintient. En 2007, 61 % de départements ont un taux de volontaires supérieur à 60 % contre 60 % une année auparavant. Mais, dans les faits, il évolue de 90 % dans la Nièvre à 10 % à Paris. Dans 15 % des territoires, la PDSa est effectuée par 5 médecins ou moins, l'âge moyen des effecteurs est de 50 ans, celui des régulateurs, de 55 ans. On ne compte que 13 départements où les médecins salariés de centres de santé participent à la permanence des soins. Pour l'Ordre, c'est la pérennité du dispositif qui est mise en question, tant les tensions démographiques sont fortes et que la PDSa ne repose essentiellement que sur des médecins généralistes déjà très fortement sollicités. "Il serait urgent de réorganiser la permanence des soins en se fondant sur un diagnostic précis des besoins de la population et des ressources médicales disponibles. L'ordre rappelle à cet égard que c'est au plus près des territoire que doit être définie l'organisation de la PDSa, comme l'organisation des soins dans son ensemble", écrit le Dr Jean-Yves Bureau, le président de la commission PDSa de l'Ordre. En conclusion, l'Ordre appelle une nouvelle fois les pouvoirs publics à organiser une campagne d'information auprès de la population, sur l'organisation de la permanence des soins ambulatoires et sur le rôle clef du médecin régulateur. Objectif : expliquer à nos concitoyens que le déplacement du médecin au domicile du patient ou que le déplacement du patient sur le lieu d'exercice du praticien, n'est pas systématiquement nécessaire.  

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