Pharmacie

Prise en charge du premier recours par le pharmacien : l'expérimentation Osys en cours de généralisation

Un arrêté, publié le 28 décembre, instaure une période transitoire pour l'expérimentation "Orientation dans le système de soins" (Osys) qui permet la prise en charge de certaines situations de premier recours par le pharmacien. Le texte vise à permettre la continuité et la généralisation de cette expérimentation. 

29/12/2025 Par Sandy Bonin
Pharmaciens
Pharmacie

Cet arrêté, publié le dimanche 28 décembre au Journal officiel, autorise à partir du 1er janvier 2026 une période transitoire avant le déploiement de l'expérimentation "Orientation dans le système de soins", aussi appelée Osys. L'objectif de ce texte est d’assurer la continuité de cette expérimentation avant sa généralisation. Cette période sert notamment à sécuriser le déploiement, finaliser les modalités (organisation, financement, règles...) et préparer une intégration durable dans le système de soins de ce dispositif. 

En pratique, Osys permet d'impliquer les pharmaciens d’officine dans la prise en charge du premier recours pour certains besoins de santé. Le pharmacien doit effectuer un entretien structuré et confidentiel avec le patient, puis utiliser des arbres décisionnels validés pour proposer une prise en charge ou le cas échéant l'orienter vers un médecin traitant ou les urgences.

Six situations sont prévues par le dispositif Osys : les plaies simples, les brûlures du 1ᵉʳ degré, les douleurs pharyngées (incluant angine), les conjonctivites, les douleurs mictionnelles et les piqûres de tique.

La généralisation de cette expérimentation fait toutefois face à quelques réticences. En septembre 2025, le Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil) dénonçait, en effet, une "atteinte au respect de la profession infirmière", et voyait dans cette généralisation "un signal de mépris pour une profession déjà fragilisée".  

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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 2 mois
Je propose que pour chaque situation clinique protocolisée prise en charge par le(la) pharmacien(ne), il soit strictement interdit de vendre un produit non éprouvé scientifiquement. Pas de propolis ni de lysopaïne pour les odynophagies. Jamais, que le test soit positif ou négatif ça ne sert à rien. Pas de cranberry ou de bruyère pour les signes fonctionnels urinaires à bandelette urinaire négative puisque c'est censé marcher sur les infections urinaires. Mais pas non plus si bandelette positive puisque le protocole dit antibiotique. Pas de probiotique dans les gastroentérites. Pas de Cyanure 125 CH pour les toux d'irritation. Interdiction de la vente de tout AINS sans ordonnance. On verra si il y aura encore des volontaires. Effectivement, on avait une profession clinique qui n'a pas de conflit d'intérêt puisqu'elle n'a rien à vendre qui pouvait fort bien faire ce travail. On leur réserve sûrement un autre rôle (remplissage DMP, délégation vers les aides soignants et contrôle de ce que ces derniers font, au hasard ?).
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 2 mois
Quand va t-on être honnête avec les patients ? Un pharmacien n'est pas un clinicien ! Il n'est pas au contact (ou si peu : 1stage de 6 mois) des malades durant sa formation. À la différence des infirmières et medecins,qui passent tous leurs stages au chevet des patients. Et ce n'est pas leur 1/2 journée de formation qui y changera qq chose ! À VOS RCP ! Mais c'est le dada de nos techno trucs : protocoliser ! C'est carré et ça rendre dans un PowerPoint.... Mais dans la vraie vie : l'exception est la règle.
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 2 mois
Les laboratoires, euh pardon.... "les entreprises en santé" à l'oeuvre. Le commerce avant tout, la santé , les complication set résidus de mauvais prise en charge seront pour les médecins. C'est la prévention à l'envers.

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