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L'esthétique représente "moins de 10% de l'activité" des dermatologues, se défend la spécialité
Les dermatologues sont "injustement attaqués", déplore le syndicat de la spécialité dans un communiqué du 5 juin. Face à la "crise sans précédent" que traverse la France, les spécialistes réclament une hausse du nombre d'internes.
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En 2025, la France comptait 2 848 dermatologues actifs soit environ 4,1 pour 100 000 habitants. Parmi eux, "près de 20%" exercent en cumul emploi-retraite, avec une moyenne d'âge de 73 ans. Alors que le vieillissement de la profession est "le principal facteur expliquant la pénurie de dermatologues en France", le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (SNDV) ne peut que déplorer "la limitation du nombre de places en formation médicale", et tout particulièrement dans la spécialité : "le nombre d’internes a été réduit à 102" pour 2025-2026, quand il en faudrait 150, estime-t-il.
Face à pénurie de dermatologues et la hausse des besoins - le nombre de cancers de la peau a été multiplié par trois en 30 ans - le SNDV mise sur les équipes de soins spécialisés (ESS) en dermatologie, qui permettent aux généralistes de solliciter un avis via la télé-expertise. A ce jour, 5 ESS ont été mises en place en Île-de France, dans les Hauts-de-France, en Bretagne, en Corse et en Centre-Val de Loire et 4 "sont en cours de validation dans différentes régions", rapporte le syndicat. Cette organisation permet de "désengorger les cabinets et de prendre en charge plus rapidement les cas prioritaires", avec une prise en charge réduite à 8 jours pour le mélanome en Ile-de-France.
Le SNDV tient, enfin, à tordre le cou à certains préjugés, donnant lieu à des "attaques injustifiées" contre la profession. "Aujourd’hui, la dermatologie libérale assure plus de 95 % de la prise en charge de la dermatologie médicale/chirurgicale alors que la dermatologie esthétique représente moins de 10 % de l’activité totale", assure-t-il, s'appuyant sur les chiffres du groupe démographique CNOM / CNP Dermatologie. Toutefois, "en raison de leur formation spécialisée et de leur expertise de la peau, les dermatologues sont pleinement légitimes dans l’exercice de la médecine esthétique", souligne le syndicat.
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