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La désertification médicale attire les "thérapeutes auto proclamés"

04/11/2017 Par Catherine le Borgne
Démographie médicale
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La désertification médicale laisse le champ libre à tout un tas de thérapeutes aux formations et méthodes non conventionnelles, informe Le Figaro. Un constat qui mobilise la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires).

Selon les estimations de la Miviludes, notre pays abriterait quelque 4.000 psychothérapeutes autoproclamés, 800 kinésiologues, 200 biodécodeurs et même 3.000 médecins en lien avec une mouvance sectaire. La désertification médicale gagne du terrain, laissant le champ libre à ceux qui se disent "thérapeutes", "praticiens", "spécialistes" ou s'arrogent des suffixes pompeux tels que "-logues" ou "-pathes" sans pour autant détenir un diplôme d'Etat officiellement reconnu, constate Le Figaro, qui cite les derniers chiffres de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).  "Sur les 2.500 signalements annuels que nous recevons à la Miviludes, 40% concernent la santé et le bien-être - deux fois plus qu'en 2013 - soit environ 1.000 signalements annuels", confirme le Dr Serge Blisko, président de la Miviludes. "Quand trouver un médecin relève du sacerdoce, l'installation d'une personne se disant "spécialiste du bien-être" suscite forcément de l'intérêt. Et le fait que le terme de "thérapeute" ne soit pas protégé nourrit cette confusion", regrette-t-il. D'autant que leurs "approches" continuent de faire des émules, sur fond de théorie du complot des laboratoires et de scandales sanitaires. Or si les cancers et les maladies chroniques entrecoupées de périodes de rémission sont leurs principales cibles, c'est parce que l'arrêt du traitement classique n'entraîne pas immédiatement de conséquences visibles. Mais en cas de dérapage, rien n'est prévu légalement, hormis le signalement d'une dérive sectaire au procureur de la République, rappelle Le Figaro. [Avec Le Figaro et Pharmaceutiques]

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