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Complémentaires santé : malgré l'interdiction, des augmentations "généralisées" des cotisations, dénonce Que Choisir
L'association de consommateurs a recueilli plus de 4000 témoignages, dont l'écrasante majorité rapportent des hausses des cotisations en 2026. Elles s'élèvent en moyenne à 106 euros.
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Les complémentaires santé n’auraient pas respecté la loi de financement de la Sécurité sociale. C’est ce que dénonce l’association Que Choisir ensemble (ex-UFC Que Choisir) qui constate que les mutuelles et autres assurances ont pratiqué des "augmentations généralisées, parfois très importantes" de leurs cotisations en 2026, en dépit gel imposé.
Du 23 janvier au 20 mars, Que Choisir ensemble a ainsi recueilli 4 271 témoignages, dont 195 émanant de couples : 98,52% des répondants "ont déclaré avoir subi une hausse" des cotisations en 2026, "en violation des dispositions légales", déplore l'association via un communiqué.
Sur les 3.067 "réponses exploitables pour le calcul des montants", l'augmentation moyenne s'élevait à 106,21 euros annuels, précise-t-elle. La moitié des assurés interrogés ont déclaré une hausse inférieure à 56,50 euros annuels. Pour les couples (170 réponses exploitables), la moyenne s'élève à 198 euros annuels. L'âge moyen des répondants est de 66 ans, les retraités étant "les plus sujets aux augmentations" puisqu'ils "financent seuls leurs complémentaires santé, sans participation d'un employeur", rappelle l'association.
Que Choisir critique "l'absence de contrôle du Gouvernement" du respect de la loi et "de sanctions" pour les contrevenants.
Après plusieurs années successives d'augmentations importantes des tarifs des complémentaires santé, le Parlement a voté, via la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) une nouvelle taxe sur leurs recettes, et a interdit tout nouveau relèvement des tarifs en 2026. Mais les organismes complémentaires (mutuelles, organismes paritaires et assurances) justifient ces hausses par la forte augmentation des dépenses de santé, des remboursements transférés par l'Assurance maladie, et de nouvelles dépenses, notamment sur les soins dentaires, l'optique et l'audioprothèse.
Dénonçant un gel des tarifs "inapplicable" et "inconstitutionnel", nuisant "à la liberté d'entreprendre", ils ont décidé d'appliquer une hausse supérieure aux 4% initialement prévus.
[Avec AFP]
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