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Lupus : un test biologique pour prédire les rechutes

Une équipe de chercheurs français (Pitié-Salpêtrière, Paris, Sorbonne Université) a fait un pas important pour améliorer la prise en charge des personnes atteintes de lupus, en mettant au point un test biologique permettant d’anticiper une rechute clinique.

Cette pathologie auto-immune, caractérisée par une alternance de poussées et de périodes de rémission nécessite, en effet, une surveillance médicale régulière et prolongée, notamment en période de rémission clinique, de façon à dépister et traiter le plus précocement possible les poussées de la maladie, qui peuvent s’avérer sévères.

Le test mis au point par les chercheurs est fondé sur la détection ultrasensible de l’interféron-α, une cytokine qui joue un rôle central dans le développement de la maladie. Ils ont utilisé une nouvelle technologie digitale dénommée "SiMoA" pour "Single Molecule Arrays" qui permet le dosage de protéines à des concentrations très basses (femtogramme par ml). Ce nouveau test s’appuie sur une technologie de détection immunologique à l’échelon unimoléculaire de l’interféron- α. Il est plus rapide et plus performants que les tests actuellement disponibles.

Une étude réalisée sur 254 patients ayant un lupus en rémission a montré l‘efficacité de ce dosage.  Un quart des patients inclus présentaient des taux anormalement élevés d’interféron- α dans le sérum. Et les auteurs ont montré que cette anomalie était associée à un risque de rechute augmenté dans l’année suivante.

Ainsi, "un taux sérique élevé d’interféron- α démasque une situation à risque, alors même que la rechute clinique ou les complications ne sont pas encore survenues", résument les auteurs.

En pratique clinique, ce test permettra aux praticiens d’adapter la surveillance et les traitements. Les patients en rémission apparente mais qui présentent un haut risque de rechute justifient une surveillance rapprochée. Tandis que ceux qui ne présentent qu’un risque très faible de rechute peuvent bénéficier d’un allègement de la surveillance et des traitements. 

30 000 personnes en France sont atteintes de lupus.

Sources : 

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