Des patients qui vont debout en salle d’opération

26/04/2017 Par Dr Philippe Massol
Chirurgie

Afin de réduire la transmission de germes manuportés entre les soignants et les patients lors de leur manipulation sur les brancards et les tables, l’Institut Mutualiste Montsouris étend son dispositif "Patient Debout"  à l’ensemble de ses services de chirurgie.

A l’Institut Mutualiste Montsouris (IMM) à Paris (75014), il est possible de croiser des patients qui se dirigent à pied vers la salle d’opération où l’attend l’équipe chirurgicale ! L’institut s’est engagé en effet depuis deux ans dans une démarche innovante appelée "patient debout".  Le futur opéré rejoint en marchant, et non allongé sur un brancard, la salle d’opération où il va subir une intervention chirurgicale. Cette nouvelle approche, portée par le Dr Olivier Untereiner, anesthésiste-réanimateur, consiste à limiter le contact physique avec le personnel soignant : "le patient entre debout au bloc, il s’installe lui-même sur la table d’intervention". L’objectif est de diminuer ainsi la transmission de germes manuportés entre les soignants et les patients lors de leur manipulation sur les brancards et les tables.  Pour l’IMM, un autre but est de "mettre plus de dignité et de lien dans la relation soignant/soigné : le soignant a un rôle d’écoute et de dialogue avec le patient tout au long du chemin qui le conduit au bloc".  A l’occasion de la journée mondial de l’hygiène des mains, le 5 mai prochain, l’IMM va étendre son dispositif à tous les services de chirurgie et va transformer la salle d’attente en "salle détente".  La salle "détente", située à l’entrée du bloc, est un lieu transitoire entre la chambre d’hôpital et la salle d’opération.  Isolée par des portes vitrées et équipée de fauteuils confortables, elle diffuse une ambiance sonore (bruits de vagues) et visuelle sur le thème de la mer. Ce lieu permet au patient de se relaxer avant d’être conduit au bloc par le chirurgien, l’anesthésiste ou l’infirmier/infirmière. "Le dispositif Patient debout a été un vrai challenge pour toutes les équipes de l’hôpital. Depuis sa mise en place, nous constatons que les patients sont plus détendus à leur arrivée au bloc, ce qui joue ensuite sur l’anesthésie et leur faculté de récupération après une opération parfois lourde" souligne le Dr Untereiner.  "En termes d’hygiène, cette nouvelle prise en charge contribue à améliorer nos pratiques quotidiennes et à constamment innover. Le patient debout est in fine une démarche qui vise à dédramatiser l’hôpital, le rendre plus accueillant et plus humain en créant un cercle vertueux qui profite au patient et à l’ensemble du personnel soignant".  

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

Non

Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

2 débatteurs en ligne2 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
23
Histoire
Clémenceau : le médecin le plus puissant de l’histoire de France a son expo
12/06/2026
20
VSS
"Je hurlais de douleur et leur demandais d'arrêter" : cette enquête révèle l'ampleur des atteintes au...
18/06/2026
13
Infectiologie
Maladie de Lyme : malgré des avancées, des patients toujours en errance
27/05/2026
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2