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Tiers payant: "nous ne sommes pas prêts techniquement", admet Agnès Buzyn

22/10/2017 Par Aveline Marques
Assurance maladie / Mutuelles
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Le tiers payant "fonctionne" pour les patients remboursés à 100% par l'Assurance maladie mais "nous ne sommes pas prêts techniquement à l'étendre", affirme dimanche au JDD la ministre de la Santé.

Le tiers payant généralisé (TPG) s'appliquera-t-il au 1er décembre, comme le prévoyait la loi de santé votée sous le quinquennat Hollande ? Il sera "généralisable" "courant 2018", c'est-à-dire facultatif, à condition qu'il n'y ait aucun problème technique, avait répondu cet été Agnès Buzyn. La mission Igas lancée sur ce sujet par la ministre de la Santé doit rendre son rapport ce lundi. D'après les déclarations d'Agnès Buzyn dimanche, le TPG, ce n'est pas pour tout de suite. "Techniquement le tiers payant généralisé n'est pas faisable au premier décembre", a affirmé la ministre au "Grand Jury" RTL/Le Figaro/LCI. "Donc ça ne sert à rien de parler d'une obligation."  "Nous ne savons pas, aujourd'hui, sur la part des (mutuelles) complémentaires, faire en sorte que le médecin soit remboursé", a-t-elle argué, parlant d'un "problème d'informatique". Pour les personnes couvertes à 100% par la Sécu, pour lesquelles le tiers payant est déjà obligatoire (bénéficiaires de la CMU-C, femmes enceintes et patients atteints d'affection de longue durée), "le tiers payant fonctionne aujourd'hui", a-t-elle affirmé dans le JDD. Mais "nous devons poursuivre nos efforts pour en assurer une application effective partout. Nous ne sommes pas prêt techniquement à l'étendre", a admis Agnès Buzyn, sans s'engager sur une date.  Pour les patients remboursés à 100%, le tiers payant est déjà largement appliqué par les généralistes. En octobre 2016, il était pratiqué dans près de 74% des cas de patients atteints d'une affection de longue durée et 64,5% des cas pour les femmes enceintes, selon la direction générale de la Santé. [avec AFP]

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