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"Les morts du Levothyrox" : le pseudo scandale qui affole le net

30/11/2017 Par Fanny Napolier
Médicaments
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"Les 13 morts du Levothyrox cachées par les autorités françaises". C'est avec ce titre fracassant que l'hebdomadaire Ebdo indiquait que 13 décès de patients sous Levothyrox ont été enregistrés dans la base nationale de pharmacovigilance. Sauf qu'aucun lien ne peut être fait entre le traitement et les causes du décès.

L'article racoleur a été d'abord repris, puis abondamment moqué sur les réseaux sociaux. Ce mercredi, l'ANSM a même dû faire une mise au point.  

D'une part, ce ne sont pas 13, mais 14 décès qui ont été enregistrés à ce jour dans la base nationale. Mais surtout, alerte l'ANSM, aucun lien n'est établi entre les décès et le Levothyrox. "Les signalements de décès et de cas graves font systématiquement l'objet d'une vigilance particulière de l'ANSM, indique l'Agence sur son compte Twitter. Si un lien est établi avec le Levothyrox, l'ANSM prendra les mesures nécessaires. Aucun lien n'est aujourd'hui établi." L'enquête de pharmacovigilance est encore en cours. Lors d'un rapport intermédiaire, l'ANSM avait dévoilé le 11 octobre que 4 décès sans lien établi avaient été recensés par le Comité technique. Les résultats définitifs de l'enquête seront présentés le 30 janvier prochain, en présence des associations de patients et des professionnels de santé, a précisé l'ANSM. L'Agence du médicament ajoute que les patients décédés recevaient plusieurs traitements et souffraient pour la plupart de pathologies graves. Ce que ne cherche pas à cacher l'article à l'origine du buzz : "Bien sûr, beaucoup de ces patients prenaient d'autres traitements en plus du Levothyrox (…) Bien sûr, pour chacun d'entre eux, le lien de cause à effet entre la prise du médicament et le décès n'est pas établi. Mais l'absence de lien n'est pas établie non plus !", relève la journaliste qui en appelle à une enquête judiciaire. "Elle seule peut déterminer le lien de cause à effet entre la prise du médicament et la mort", ajoute-t-elle. Sur Twitter, de nombreux internautes ont détourné le titre racoleur.

 

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