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Suicide d'un jeune orthopédiste à Castres

20/06/2018 Par Aveline Marques
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Ce drame intervient quelques jours après le suicide d'une chirurgienne oncologue de 34 ans à Strasbourg. Face à ces "tragédies", l'Intersyndicat national des chefs de clinique et assistants (ISNCCA) met en cause les conditions de travail des jeunes médecins et exhorte Agnès Buzyn à agir.

  "C’est avec une immense tristesse que l’ISNCCA a appris le décès par suicide d’un jeune assistant orthopédiste qui exerçait au CH de Castres", annonce le syndicat par un communiqué ce mercredi 20 juin. Ce décès brutal intervient moins de deux semaines après celui d'une jeune chirurgienne du centre de lutte contre le cancer Paul Strauss à Strasbourg. Le Dr Stéphanie Jost, âgée de 34 ans, s'était donné la mort sur son lieu de travail.  

Un cri d'alarme

  Les circonstances du suicide du jeune orthopédiste ne sont pas connues, le centre hospitalier intercommunal Castres-Mazamet, contacté par Egora, ne souhaitant pas communiquer pour le moment. L'INSCCA pousse cependant un cri d'alarme. "Il n’est plus possible de voir s’égrainer de telles tragédies sans s’assurer que tous les facteurs précipitants n’ont pu être évités. Parmi ceux-ci, on retrouve entre autres la fatigue accumulée, le manque de soutien de la hiérarchie et un encadrement insuffisant", martèle le syndicat, qui rappelle les résultats de l'enquête sur la santé mentale des jeunes médecins à laquelle il avait participé l'année dernière. Ils avaient montré que cette population est "particulièrement vulnérable avec notamment la présence d’une symptomatologie dépressive avec idéation suicidaire chez près de 25% des interrogés", souligne-t-il.  

  Dans ce contexte, l'INSCCA, "seule structure à représenter les jeunes médecins diplômés hospitaliers" et confrontée quotidiennement à leurs "incertitudes", à la "dégradation de l'outil de travail" et à la "précarisation des débuts de carrière", déplore de ne pas avoir été associé à la création d'un observatoire national de qualité de vie au travail des professionnels de la santé et du médico-social, le 11 juin dernier. Face à ces suicides, "quelles qu'en soient les causes, il faut agir", exhorte le syndicat, qui demande à être reçu par Agnès Buzyn.  

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