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Cours controversés à Lyon-Sud : Frédérique Vidal lance une enquête contre le Pr Freyer

27/05/2019 Par Yvan Pandelé
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Le Pr Gilles Freyer, vice-doyen de la faculté Lyon-Sud, va faire l'objet d'une enquête du ministère de l'Enseignement supérieur. Chargé d'enseigner les sciences humaines et sociales (SHS) en Paces, il est sous le feu des critiques pour sa propension à mêler des prises de position tranchées à ses cours, sur des sujets hautement inflammables tels que le féminisme, l'antiracisme, les idéologies constructivistes, ou l'euthanasie.   Le Pr Gilles Freyer, chef du service d'oncologie médicale des Hospices civils de Lyon (HCL) et vice-doyen de la faculté Lyon-Sud, est sous le feu des critiques. En charge des enseignements de SHS en Paces, ce professeur a l'habitude de mêler des opinions fort peu consensuelles à ses cours magistraux, comme le révèle le site d'informations local Mediacités dans une longue enquête à charge (réservée aux abonnés) parue le 22 mai dernier. En amphithéâtre, Gilles Freyer n'hésite pas à brocarder "l'idéologie du genre", la société "diversitaire" ou le courant pro-euthanasie, avec un goût de la provocation et une faconde qui, s'ils semblent appréciés des étudiants, tranche avec la réserve de la plupart des professeurs d'université. Parmi les sujets abordés : les "excès" du féminisme contemporain, l'extension de la PMA ou encore la pertinence du concept de "race humaine". Autre cible régulière du PU-PH lyonnais : les collectifs du type Formindep et Prescrire, en lutte contre les liens d'intérêts en médecine, ou certains médias (dont Mediacités), accusés d'entretenir une vision biaisée des liens entre sa faculté et l'industrie pharmaceutique.

Des révélations qui n'ont pas tardé à faire réagir l'Association des étudiants en médecine de France (Anemf). Dans un communiqué diffusé vendredi, le syndicat national des carabins a critiqué "[d]es propos discriminatoires [qui] n'ont aucunement leur place ni au sein de l'enseignement supérieur, ni dans le domaine de la santé ni nulle part ailleurs" et appelé à "une tolérance zéro" sur le sujet.

La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a donné suite à la demande de l'Anemf. "J’ai décidé de saisir immédiatement l’inspection générale du ministère afin que toute la lumière soit faite sur ce qu’il s’est passé", a-t-elle indiqué dans un tweet vendredi.      

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