Image générée par IA

Image générée par IA

Opiacés : 90 médecins alertent sur le risque d'une "crise sanitaire" en France

24/06/2019 Par Yvan Pandelé
Santé publique
Image générée par IA

Image générée par IA

Dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche, 90 médecins et soignants d'addictologie alertent contre le risque de voir la crise des opiacés nord-américaine se transposer en France. Ils demandent notamment d'étendre l'accès à la naxolone et de lancer une vaste campagne de prévention.

La crise des opiacés s'apprête-t-elle à traverser l'Atlantique ? C'est la crainte qu'expriment 90 médecins et professionnels de santé d'addictologie dans une tribune publiée le 23 juin dans Le Journal du dimanche. Responsable de centaines de milliers de morts en Amérique du nord (72 000 décès en 2017 rien qu'aux États-Unis), la surprescription d'opiacés pourrait selon eux concerner la France. "Douze millions de Français utilisent des médicaments opiacés, sans être alertés sur leur potentiel addictif et sur les risques d'overdose. Les hospitalisations pour ce motif ont doublé, les décès triplé", écrivent-t-ils. Les signataires comptent des figures bien connues de l'addictologie, telles que le Dr William Lowenstein (président SOS Addictions), le Pr Amine Benyamina (chef du service d'addictologie de Paul Brousse) ou encore Jean-Pierre Couteron (porte-parole de la fédération Addictions). L'addictologie française en faillite structurelle Les 90 médecins pointent un "dysfonctionnement structurel" de l'addictologie française : le champ s'est historiquement construit comme une spécialité hospitalière, "parfois dans l'oubli de ses dimensions non médicales". "Les résultats sont éloquents : 52% des généralistes déclarent traiter différemment leurs patients souffrant d'addiction des autres et nous manquons de ponts entre addictologie et médecines du travail ou scolaire", indiquent-ils.

Pour prévenir le risque d'une crise des opiacés hexagonale, ils proposent trois mesures "urgentes et complémentaires" : étendre l'accès à la naxolone, continuer de décloisonner le monde de l'addictologie et initier "une vaste campagne de prévention au niveau de la menace sanitaire à laquelle nous sommes exposés"

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

2 débatteurs en ligne2 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3