Pour sa "der des ders" sur RTL, Cymes se paie Raoult et tous les coupables de "désinformation médicale"

28/06/2021 Par Aveline Marques
Médias
Après cinq ans sur RTL, Michel Cymes a tiré sa révérence. Dans sa toute dernière chronique, vendredi 25 juin, le médecin a étrillé ces politiques et médecins qui, durant la crise du Covid, se sont pris pour des experts, contribuant ainsi à la "désinformation médicale".
 

Une page se tourne. Après cinq sur RTL, le Dr Michel Cymes a assuré sa dernière chronique dans la matinale d’Yves Calvi, vendredi 25 juin. L’occasion de dresser un bilan de sa carrière comme de la couverture de la crise sanitaire. "Cette pandémie a elle seule a été la concrétisation de tout ce que j’ai pu voir en matière d’information dans le domaine médical, et pas toujours dans le bon sens", a-t-il attaqué. "Pour la première fois ce ne sont plus seulement les experts, les vrais, qui s’expriment (…), pointe-t-il. La santé est devenue la plus belle des vitrines pour qui recherche une notoriété ou des électeurs." Résultat : "une cacophonie d’avis, de projections, de ‘yaka’ ‘fokon’ au détriment d’une véritable information scientifique validée", le tout favorisant "une montée du complotisme et des antivax".

Michel Cymes a fustigé pèle mêle les humoristes qui donnent leur avis haut et fort, les médias qui leur offrent une tribune pour faire de l’audience, les politiques qui estiment qu’il est plus "porteur" d’aller à l’encontre des avis des experts, mais aussi "le discours irrationnel de certains médecins qui, auréolés de leur titre de professeur, ont décidé de contredire l’ensemble de la communauté scientifique mondiale -je dis bien mondiale- pour continuer à faire rêver autour d’un médicament totalement inefficace ". "Je parle bien sûr du Pr Raoult et d’autres", a-t-il précisé. Les médecins, trop enclins aux "assertions péremptoires et dogmatiques", ont eux aussi leur part de responsabilité, estime Michel Cymes. "Nous devons, nous qui savons, dire que nous ne savons pas", a affirmé celui qui a fait son propre mea culpa il y a quelques mois sur la façon dont il a informé au début de l’épidémie. Tout en reconnaissant que le risque était alors de laisser la place à "ceux qui font croire qu’ils savent", contribuant à la "désinformation médicale".   [avec RTL] 

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