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La HAS préconise de renforcer le dépistage néonatal de la surdité

La Haute Autorité de santé vient de publier de nouvelles recommandations pour renforcer le dépistage néonatal de la surdité.

25/06/2025 Par Dre Marielle Ammouche
Santé publique
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La Haute Autorité de santé (HAS) a publié de nouvelles recommandations visant à renforcer le dépistage néonatal de la surdité. Ce dépistage est préconisé de façon systématique depuis 2014. Il est fondamental du fait des conséquences graves que ce trouble est susceptible d’entrainer "sur l’acquisition du langage, le développement cognitif et l’intégration sociale, s'[il] n’est pas dépisté et pris en charge précocement", souligne la HAS. Cependant, force est de constater qu’il existe sur le territoire une forte hétérogénéité dans les pratiques et les régions, "entrainant des inégalités dans l’accès aux soins".

L’autorité sanitaire fait donc de nouvelles propositions pour harmoniser les pratiques et optimiser l’efficacité de ce dépistage. Les changements préconisés sont principalement de deux ordres. La HAS recommande dorénavant deux étapes. Il s’agit, en plus des deux tests (T1 et T2) réalisés à la maternité ou dans l’unité de néonatologie, de réaliser, "si nécessaire" un second dépistage (T3) dans le premier mois suivant la naissance.

En maternité, un 1er test auditif (T1) doit être réalisé idéalement 48 heures après la naissance, en privilégiant les tests PEAA (potentiels évoqués auditifs automatisés) en l’absence de facteurs de risque, ou sinon, un test OEA (oto-émissions acoustiques). Si le résultat de ce premier test est non concluant, la HAS recommande de réaliser un deuxième test (T2) par PEAA avant la sortie de la maternité. Si le T2 est concluant, la démarche de dépistage s’arrête. Sinon, on effectue la 2ème étape, ou test T3, réalisée dans le mois par PEAA.

La HAS préconise, en outre, que le dépistage néonatal de la surdité soit réalisé sur chacune des deux oreilles, à un seuil inférieur à ce qui était réalisé jusqu’à présente : 35 dB, au lieu de 40 dB.

Références :

D’après un communiqué de la Haute Autorité de santé (23 juin) 

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